🔥 Les essentiels de cette actualité
- Les patients en ALD risquent de voir leur protection sanitaire s’effondrer avec une réduction drastique des remboursements des cures thermales, passant de 100 % à 65 %.
- Les médicaments à faible service médical rendu verront leur prise en charge chuter de 100 % à un misérable 15 %, une nouvelle attaque contre les plus vulnérables.
- Le gouvernement dĂ©missionnaire prĂ©pare le terrain pour que le prochain exĂ©cutif puisse appliquer ces mesures sans dĂ©lai, malgrĂ© l’impact nĂ©gatif sur les patients et les territoires ruraux.
- Avec près de 14 millions de Français dépendants du régime ALD, le système est au bord de l’implosion, menaçant d’engloutir les finances de la Sécurité sociale.
Les patients en affection de longue durée (ALD) risquent de voir leur protection sanitaire s’effondrer.
Selon les informations révélées par Le Parisien, l’exécutif prévoit de réduire drastiquement leurs remboursements. Fini le 100 % pour les cures thermales : ils devront se contenter des mêmes 65 % que les autres assurés.
Quant aux médicaments à faible service médical rendu, la prise en charge passerait d’un remboursement intégral à un misérable 15 %.
Une nouvelle attaque contre les plus vulnérables, alors que d’autres secteurs continuent de recevoir des millions sans sourciller.
Comment survivre avec une maladie chronique dans un pays qui prétend protéger les siens ?
Les manœuvres discrètes du gouvernement démissionnaire
En juillet, Catherine Vautrin, alors ministre de la Santé, annonçait vouloir « interroger » le remboursement intégral des soins pour les patients en ALD. Derrière cette formule édulcorée se profilait la remise en cause d’un dispositif vital pour des millions de Français fragilisés.
Officiellement, un gouvernement démissionnaire ne peut pas imposer de tels décrets. Officieusement, il prépare le terrain : la Caisse nationale d’assurance maladie a déjà été saisie, de manière à ce que le prochain exécutif puisse appliquer ces mesures sans perdre de temps en formalités.
Cures thermales : un patrimoine sacrifié
Le projet de décret concernant le remboursement des cures thermales doit être examiné dès la semaine prochaine par la commission de la législation du conseil de la Cnam. S’il est adopté, la réduction frappera les patients dès le 1er février 2026.
Thierry Dubois, président du conseil national des établissements thermaux, l’a dit sans détour : cette décision sera « extrêmement dommageable pour la profession ». Et pour cause : un quart des curistes sont des patients en ALD.
Ces malades, déjà éprouvés par leurs pathologies, perdront un soulagement qui fait partie de leur quotidien. Les stations thermales font vivre des territoires entiers, en particulier les zones rurales. Les sacrifier, c’est condamner à la fois des patients et des régions.
La Cour des comptes, fidèle à son obsession des « finances sociales », a ouvert le feu en avril en remettant en cause cette prise en charge ancestrale.
Les technocrates de Bercy veulent couper, la Haute Autorité de santé tranchera. Et personne ne demandera l’avis des milliers de Français qui reviennent chaque année soulagés de leurs séjours thermaux.
L’explosion des coûts de l’ALD
En 2022, près de 14 millions de Français dépendaient du régime ALD, soit plus de 20 % de la population. Leurs soins représentent plus des deux tiers des remboursements totaux de la Sécurité sociale.
Depuis la création du dispositif en 1945, le nombre de pathologies prises en charge n’a cessé de croître. On est passé de quatre maladies initiales à plusieurs centaines aujourd’hui.
Cette extension traduit le vieillissement de la population, mais aussi une médicalisation croissante des existences. Certains médecins s’inquiètent de voir l’État absorber toujours plus de responsabilités, avec des coûts devenus astronomiques.
Un système au bord de l’implosion
Près de 17,6 millions d’affections sont désormais reconnues dans ce cadre. Ce chiffre illustre à la fois l’ampleur du problème sanitaire et le gouffre financier qui menace d’engloutir le système.
Chaque année, les prélèvements augmentent, les services se dégradent et l’État improvise au lieu d’anticiper.
Les dirigeants préfèrent sacrifier les soins des malades chroniques plutôt que remettre en cause leurs privilèges. Un pays qui choisit d’abandonner ses malades est un pays qui s’abandonne lui-même.
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