🔥 Les essentiels de cette actualité
- La France perd 120 milliards d’euros par an à cause de la corruption, selon Anticor et Rand Europe. Un pillage d’État dénoncé par Martine Donnette, Claude Diot et Patrick Pasin.
- Des ministres comme Dussopt et Darmanin mis en examen, mais toujours en poste. Macron avait promis une République exemplaire, mais la France chute à la 21e place du classement de Transparency International.
- La corruption touche tous les secteurs : hôpitaux, armée, mairies. 50 millions d’euros détournés dans les EHPAD, Thales accusé de corruption internationale. Un système verrouillé qui nécessite un réveil citoyen.
Martine Donnette, Claude Diot et Patrick Pasin dénoncent un pillage d’État devenu la norme
Le 20 mai à 16h30, Mike Borowski recevait sur Géopolitique Profonde trois figures engagées contre le détournement des fonds publics et la corruption structurelle en France : Martine Donnette, Claude Diot et Patrick Pasin. Ensemble, ils dressent un constat accablant : la France est malade d’un mal silencieux mais ravageur, qui saigne le pays à blanc depuis des décennies.
Une élite hors de contrôle, protégée par le système
Depuis plus de 30 ans, Martine Donnette dénonce les abus de la grande distribution, après avoir été elle-même victime d’une expulsion arbitraire de son commerce à Vitrolles. Avec Claude Diot, elle fonde l’association En Toute Franchise, et met au jour des implantations illégales de grandes enseignes, des complicités politiques, et des fraudes fiscales massives. Leur travail révèle un système verrouillé où l’administration et les élus protègent les puissants, au détriment des petits commerçants et des citoyens.
Patrick Pasin, quant à lui, élargit la perspective : il s’attaque à la corruption systémique, qui gangrène la santé, la défense, les collectivités locales, et la justice fiscale.
Le chiffre est implacable : 120 milliards d’euros. C’est ce que la France perd chaque année à cause de la corruption, selon Anticor et Rand Europe. L’équivalent du budget de l’Éducation nationale. Une somme qui disparaît dans les circuits opaques d’une administration dévoyée, et d’une classe politique qui se protège entre elle.
Ministres mis en examen, mais toujours en poste
La liste des responsables épinglés est vertigineuse. Dussopt, Kohler, Dupond-Moretti, Dati, Darmanin, Bergé… Tous cités dans des affaires de favoritisme, de prises illégales d’intérêts ou de conflits d’intérêts. Et pourtant, aucune démission, aucune sanction. Macron avait promis une République exemplaire en 2017. En 2024, il règne sur une République intouchable.
Transparency International enfonce le clou : la France chute à la 21e place du classement mondial sur la perception de la corruption. Derrière la Finlande, l’Allemagne, le Danemark… et même derrière l’Espagne. La France n’inspire plus confiance. Elle inspire la défiance.
Hôpitaux, armée, mairies : la corruption partout
L’affaire Orpea, dans les EHPAD, a montré comment des millions d’euros publics censés aider les soignants et les résidents ont été détournés à des fins commerciales. Le rapport de l’Inspection générale des finances est accablant : 50 millions d’euros siphonnés.
Dans le secteur militaire, Thales est dans la tourmente, accusé de corruption internationale dans un contrat à 5,2 milliards d’euros avec le Brésil. Trafic d’influence, blanchiment, rétrocommissions : les grandes entreprises stratégiques ne sont plus au service de la nation, mais aux mains de réseaux affairistes.
Et sur le terrain, les élus locaux multiplient les affaires de clientélisme et de favoritisme, sans provoquer la moindre réaction de l’État. La corruption n’est plus un scandale : c’est une habitude, un réflexe, un mode de gestion normalisé.
Une démocratie à reprendre des mains des corrompus
120 milliards. Ce chiffre n’est pas une estimation floue. C’est un signal d’alarme. Il traduit l’effondrement de l’intégrité publique, l’absence de contrôles, et la complicité passive d’un système qui se protège lui-même.
Claude Diot et Martine Donnette appellent à un réveil citoyen. Leur combat pour la justice commerciale et fiscale est un combat pour la démocratie. Patrick Pasin, de son côté, dénonce une stratégie de pillage qui va bien au-delà de la France : un modèle globalisé de spoliation, légalisé par l’inaction politique.
« Ce ne sont pas des dérives. C’est une organisation. Et elle sait parfaitement ce qu’elle fait. »
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