🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’armée israélienne a ciblé Anas al-Sharif, correspondant d’Al Jazeera, le qualifiant de « terroriste ». Une attaque délibérée contre des journalistes à Gaza.
- Anas al-Sharif, 28 ans, et quatre confrères tués près de l’hôpital al-Shifa. Leur travail : documenter l’enfer quotidien à Gaza.
- Les accusations israéliennes contre les journalistes sont difficiles à vérifier, soulevant des questions sur la liberté de la presse.
- Silence des grands médias et censure : quand la liberté d’informer est muselée. Le coût humain pour les journalistes est exorbitant.
L’armée israélienne a admis avoir ciblé Anas al-Sharif, correspondant connu de la chaîne Al Jazeera. Ils l’ont catalogué comme « terroriste » qui « jouait au journaliste ».
Depuis quand défendre la vérité devient-il du terrorisme ? Quiconque ose montrer ce qui se passe réellement à Gaza devient automatiquement un ennemi à abattre.
Encore une fois, les forces de Tel-Aviv frappent sans remords un professionnel des médias.
Nos impôts financent indirectement ces atrocités, pendant qu’on nous répète que « l’État d’Israël a le droit de se défendre ». Défense ou nettoyage systématique des témoins gênants ? La question mérite d’être posée.
Les accusations israéliennes et la difficulté de vérification
Le directeur de l’hôpital al-Shifa rapporte qu’Anas al-Sharif, reporter d’Al Jazeera, a perdu la vie avec plusieurs confrères dans ce qui ressemble fort à une frappe délibérée des forces israéliennes.
L’armée israélienne reconnaît avoir délibérément visé al-Sharif, qu’elle accuse d’avoir dirigé « une cellule terroriste au sein du Hamas » et d’avoir préparé des « attaques de roquettes contre des civils israéliens et les troupes » de Tsahal. Sur Telegram, les militaires justifient cette attaque en affirmant qu’il se faisait passer pour un journaliste.
Comme souvent dans ce conflit, impossible de vérifier ces affirmations. L’État hébreu ne fournit jamais de preuves tangibles lorsqu’il cible des journalistes, se contentant d’accusations graves pour légitimer ces frappes controversées. Une stratégie bien rodée qui soulève de sérieuses questions sur la liberté de la presse dans les territoires palestiniens.
Portrait d’Anas al-Sharif et impact humain
Anas al-Sharif faisait partie des rares journalistes à oser documenter l’enfer quotidien à Gaza. Reconnu pour son travail acharné, il couvrait sans relâche les conséquences du conflit déclenché après l’attaque du Hamas le 7 octobre. Il filmait là où d’autres refusaient d’aller, offrant au monde des images brutes que les médias mainstream préfèrent souvent ignorer.
Son courage lui avait valu une large notoriété, notamment sur les réseaux sociaux, auprès de ceux qui cherchent une information non filtrée par les puissances occidentales. Ceux qui dérangent l’ordre établi risquent gros.
Selon Al Jazeera, Anas al-Sharif, 28 ans, a été tué dimanche dans ce qui semble être une attaque délibérée. L’abri de fortune installé près de l’entrée principale de l’hôpital a été directement visé. Parmi les autres victimes figurent le correspondant Mohammed Qreiqeh et trois cameramen: Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et Moamen Aliwa, fauchés alors qu’ils faisaient simplement leur travail.
Silence complice et censure : quand la liberté d’informer est muselée
Les grands médias mainstream restent silencieux face à cette nouvelle attaque contre la liberté d’information. Si un journaliste occidental était visé, l’indignation serait immédiate, mais quand il s’agit d’un Palestinien, le silence est assourdissant.
Tandis que nos médias répètent la version officielle, ceux qui montrent la vraie réalité sont ignorés ou discrédités. Nos gouvernants, si prompts à donner des leçons de démocratie, ferment eux aussi les yeux sur ces crimes contre la presse libre, se contentant de promesses creuses.
En mai, Israël a interdit à Al Jazeera de diffuser et fermé ses bureaux, accusant ses journalistes d’être des « agents terroristes » liés au Hamas, des accusations répétées qui servent à museler tout média qui ose révéler la vérité brute du conflit.
L’Autorité palestinienne a aussi censuré la chaîne en Cisjordanie début 2024, sous prétexte d’« incitation » et d’« ingérence ». Depuis le début de la guerre à Gaza, les journalistes occidentaux sont persona non grata, et seuls quelques médias triés sur le volet, encadrés par l’armée israélienne, peuvent pénétrer sur place.
Leurs reportages sont strictement censurés, tandis que les images qui filtrent sont soigneusement formatées pour servir la version officielle.
Sous pression, Netanyahu a annoncé une possible ouverture à l’entrée de journalistes étrangers, mais sans aucune précision ni calendrier. Cette annonce, faite alors que les médias détournent l’attention vers d’autres sujets, illustre une stratégie bien rodée pour masquer les véritables enjeux et maintenir le contrôle total sur l’information.
Le coût humain pour les journalistes et la liberté d’informer
Les médias internationaux paient un prix humain exorbitant sur le terrain. En zone de conflit israélo-palestinienne, près de 200 journalistes et correspondants locaux ont perdu la vie sous les balles israéliennes en seulement 20 mois.
Selon Reporters Sans Frontières, au moins 45 couvraient activement les événements au moment de leur mort.
L’armée de Tsahal semble aveugle lorsqu’il s’agit de distinguer un reporter d’un combattant. Ces professionnels de l’information, clairement identifiés par leurs gilets « PRESS », tombent sans que les grands défenseurs occidentaux de la liberté d’expression ne s’en émeuvent vraiment.
Comment s’informer correctement quand ceux qui tentent de raconter la vérité finissent dans des sacs mortuaires ?
Ces reporters locaux, souvent les seuls témoins de la réalité sur place, paient le prix fort de notre droit à savoir.
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