🔥 Les essentiels de cette actualité
- Une étude alerte sur l’épidémie de cancers du foie : trois cas sur cinq seraient évitables. Les causes principales ? Hépatite, alcool, graisse.
- Les projections sont alarmantes : le nombre de cas pourrait doubler d’ici 2050. Pourtant, les autorités privilégient les traitements aux mesures préventives.
- La « maladie du foie gras » pourrait causer un cancer sur dix en 2050. Des solutions existent, mais sont ignorées au profit de l’industrie pharmaceutique.
- La Chine représente 40 % des cas mondiaux. Un cancer difficile à traiter, avec des taux de survie faibles, mais largement sous-estimé.
Une épidémie évitable passée sous silence
Menés par une commission d’experts de six pays (Chine, États-Unis, Corée du Sud, Italie, Espagne et France), une étude, publiée dans The Lancet le 29 juillet, alerte sur une situation dramatique : trois cas de cancer du foie sur cinq seraient évitables.
Pourtant, les autorités sanitaires continuent de gérer les conséquences plutôt que de s’attaquer aux causes : 15 millions de vies pourraient être épargnées via une politique de prévention.
Les principales causes sont connues : hépatite virale, alcool, excès de graisse dans le foie. Ces tumeurs représentent déjà la troisième cause de décès par cancer dans le monde, et le sixième cancer le plus fréquent.
Et la situation ne va pas s’améliorer : selon les projections, le nombre de cas pourrait doubler d’ici 2050.
Les causes connues, les responsabilités évitées
Les chercheurs appellent à des mesures concrètes sur la consommation d’alcool, l’alimentation, l’activité physique.
Mais pendant ce temps, l’industrie agroalimentaire continue de vendre en toute impunité des produits transformés saturés de sucres et de graisses, sans aucune régulation sérieuse.
La fameuse « maladie du foie gras » (MASLD) est en pleine expansion. Elle pourrait être à elle seule responsable d’un cancer sur dix en 2050.
Elle évolue parfois vers une cirrhose, puis un cancer, dans 2 à 5 % des cas. En France, huit millions de personnes en souffrent déjà.
Et ce chiffre grimpe, pendant que nos dirigeants détournent le regard.
Des solutions simples… mais ignorées
« Près de 80 % des personnes obèses et 60 % des diabétiques en souffrent », alerte le Dr Lawrence Serfaty, gastro-entérologue au CHU de Strasbourg.
Pourtant, les solutions sont connues : exercice régulier, réduction de l’alcool, moins de sucres et de graisses saturées. La perte de poids est déterminante : « Elle améliore l’inflammation et les lésions de fibrose », rappelle le médecin.
Mais dans les faits, notre système de santé privilégie les solutions médicamenteuses, plus rentables pour l’industrie pharmaceutique que des conseils diététiques ou des campagnes d’information efficaces.
Un avenir sombre, et des priorités discutables
Les chiffres sont implacables : les décès liés au cancer du foie pourraient passer de 760 000 en 2022 à 1,37 million en 2050. Pourtant, cette explosion annoncée reste largement absente du débat public.
Pendant que des milliards sont dépensés dans toutes sortes de programmes, les données vitales sur notre santé restent dans l’ombre.
On nous gave de statistiques sur le climat, la diversité ou les comportements sociaux, mais rien sur cette bombe sanitaire.
Pendant ce temps, les labos pharmaceutiques perfectionnent des vaccins contre l’hépatite B, qui pourraient, selon les chercheurs, réduire la mortalité de 2 à 3 %.
Un progrès ? Peut-être. Mais à quel prix ? Ces mêmes laboratoires ont déjà engrangé des milliards sur notre dos pendant la crise sanitaire. Faut-il s’attendre à rejouer le même scénario, avec le même cynisme ?
Pourquoi cet empressement à produire un vaccin, plutôt qu’à s’attaquer aux causes environnementales, nutritionnelles, sociales du problème ? Peut-être parce qu’un vaccin rapporte, tandis qu’une vraie politique de prévention bouscule trop d’intérêts.
La Chine, à elle seule, représente plus de 40 % des cas mondiaux de cancer du foie, en raison des taux d’infections élevés liés à l’hépatite B dans le pays.
Un cancer oublié, un système dépassé
Le professeur Jian Zhou, de l’Université Fudan, ne mâche pas ses mots : « Le cancer du foie est l’un des cancers les plus difficiles à traiter, avec des taux de survie à cinq ans variant d’environ 5 % à 30 % ». Une maladie grave, en pleine expansion, mais encore reléguée au second plan.
Nos hôpitaux sont débordés, nos médecins épuisés, et notre système de santé ne tient plus.
Pendant que les autorités organisent des campagnes de communication tièdes et répétitives, une urgence sanitaire réelle est totalement ignorée.
IMPORTANT - À lire
Pendant que les autorités détournent le regard, cette bombe sanitaire continue de faire des ravages. Pourtant, des solutions simples existent : une vraie politique de prévention, axée sur l'exercice, l'alimentation et la réduction de l'alcool.
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