Budget 2026 : le gouvernement taille encore dans les rangs des enseignants

étudiants

Le projet de budget pour 2026 prévoit la suppression de 4 018 postes d’enseignants, a confirmé Édouard Geffray jeudi 16 octobre. Le nouveau ministre de l’Éducation justifie cette coupe par la baisse démographique, l’éternel prétexte pour réduire les moyens de l’école publique.

En parallèle, le ministère annonce la création de postes de professeurs stagiaires dans le cadre d’une réforme de la formation. Les concours, désormais accessibles avec un diplôme bac+3 ou bac+5, transformeront les étudiants en « élèves fonctionnaires » pendant un an avant de devenir stagiaires l’année suivante.

L’objectif implicite est clair : remplacer des enseignants titulaires par des novices moins coûteux.

Conséquences pour les enseignants et les élèves

Cette nouvelle coupe illustre le mépris avec lequel nos dirigeants traitent l’Éducation nationale. Les classes s’entassent sous le poids des effectifs réduits, les enseignants s’épuisent, et la qualité de l’enseignement s’effrite.

Les enfants français subissent directement ces choix, sacrifiés sur l’autel des économies budgétaires, tandis que notre patrimoine éducatif et culturel se détériore.

D’après le Snes-FSU, 4 018 postes d’enseignants équivalents temps plein seront supprimés : 2 373 dans le premier degré et 1 645 dans le second.

Le ministère vante une augmentation de 46 % des postes ouverts aux concours, un chiffre flatteur qui dissimule la réalité des suppressions massives.

La réforme de la formation aggrave encore la situation : en ramenant les concours au niveau licence, le gouvernement choisit de payer deux années supplémentaires de main-d’œuvre à bas coût plutôt que de créer de vrais postes. Le statut d’enseignant s’effondre, les vocations s’éteignent, et c’est tout l’avenir éducatif du pays qui vacille.

Les créations de postes et leurs limites

Le ministère annonce 5 400 créations d’emplois, dont 7 938 postes de fonctionnaires stagiaires. Seule une partie de ces stagiaires sera effectivement devant les élèves à la rentrée.

Pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap, seulement 1 200 postes d’AESH sont créés, contre 2 000 l’an dernier, alors que les besoins augmentent.

Dans le secteur médico-social, 200 postes supplémentaires sont prévus, une goutte d’eau face aux besoins réels.

Les sacrifices imposés à l’Éducation nationale

Cette nouvelle coupe budgétaire s’ajoute à une longue série de sacrifices imposés à l’Éducation nationale. Les classes surchargées et le manque d’encadrement sont devenus la norme.

Les créations d’emplois annoncées masquent mal les suppressions massives et le désinvestissement systématique. Les impôts continuent de financer des projets éloignés des préoccupations des Français, alors même l’avenir éducatif du pays est compromis.

IMPORTANT - À lire

Vous voulez aller plus loin que cet article et comprendre tous les enjeux géopolitiques actuels ? Chaque mois, notre revue papier décortique l'actualité géopolitique et économique pour vous offrir des analyses approfondies.

Ne vous laissez plus manipuler par des élites déconnectées du réel. Abonnez-vous à notre revue dès maintenant et recevez chaque mois des informations exclusives, des décryptages précis et des révélations sur les véritables enjeux qui se cachent derrière les décisions de nos dirigeants.

Reprenez le contrôle de votre épargne et de votre avenir !

Previous Article

Édouard Philippe rompt avec Macron

Next Article

Donald Trump revendique le Nobel de la Paix pour avoir arrêté huit guerres en huit mois