La présence des plus grandes banques européennes dans les paradis fiscaux n’est évidemment pas une surprise. Mais le rapport publié ce lundi 27 mars par les ONG Oxfam et Fair Finance Guide jette une lumière crue sur l’ampleur de leurs activités dans ces pays alliant contraintes réglementaires allégées et fiscalité douce.

L’étude sur les « banques en exil » passe aux cribles les vingt plus grands groupes bancaires européens, dont cinq Français (BNP, BPCE, Crédit agricole, Crédit mutuel et Société générale). Le constat, basé sur les données que ceux-ci ont l’obligation de publier, du fait de nouvelles règles européennes, est éclairant. Ces 20 groupes bancaires ont réalisé en 2015 plus du quart de leurs bénéfices (26 %), soit 25 milliards d’euros, dans les paradis fiscaux, alors même qu’elles n’y déclarent que 12 % de leur activité et à peine 7 % de leurs employés.

Une profitabilité record

Cette profitabilité record atteint même parfois des proportions astronomiques. « La BNP arrive à réaliser 134 millions d’euros de bénéfices aux îles Caïman sans y compter le moindre salarié et sans y payer le moindre impôt », relève Manon Aubry, responsable du projet Justice fiscale pour Oxfam.

La Société générale parvient à réaliser en Irlande un bénéfice quatre fois plus grand que son chiffre d’affaires. Quant à la Britannique Barclays, elle affiche au Luxembourg des profits de 500 millions d’euros avec seulement 40 employés, soit 13 millions par personne quand la moyenne du secteur est autour de 40 000 €.


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