🔥 Les essentiels de cette actualité
- La capture de Nicolás Maduro par les forces spéciales US le 3 janvier déclenche un ultimatum de Marco Rubio, menaçant d’intervention militaire pour contrôler les ressources vénézuéliennes. Une escalade diplomatique et militaire en vue.
- Delcy Rodríguez défie Washington en rejetant ses exigences, affirmant l’indépendance du Venezuela face aux pressions extérieures. La résistance vénézuélienne pourrait intensifier les tensions régionales.
- Les pays d’Amérique latine, de la Colombie au Mexique, dénoncent les actions US, avec une rencontre tendue prévue entre Trump et Petro. Une vague de critiques internationales menace la stabilité.
- Washington vise à prendre le contrôle des ventes de pétrole vénézuélien, saisissant des millions de barils pour ses intérêts. Le bras de fer économique pourrait changer l’équilibre mondial.
Près d’un mois après ce que Washington présente comme un raid décisif ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier à Fort Tiuna, en plein Caracas, Marco Rubio, le nouveau secrétaire d’État, ne mâche pas ses mots. Il met en garde Delcy Rodríguez, la vice-présidente vénézuélienne qui tente de tenir les rênes du pouvoir, contre tout refus des exigences américaines. Rubio évoque ouvertement l’option d’une intervention armée pour imposer un contrôle sur des ressources pétrolières jugées vitales par Washington.
Delcy Rodríguez défie Washington
Face aux avertissements fermes de Marco Rubio, Delcy Rodríguez, la vice-présidente vénézuélienne, rejette publiquement les injonctions de Washington. Elle clame que « le peuple vénézuélien ne reçoit d’ordres d’aucun facteur externe. »
Cette défiance verbale contraste avec la situation de Nicolás Maduro, que les autorités américaines affirment avoir capturé avec son épouse Cilia Flores le 3 janvier lors d’une opération baptisée « Résolution Absolue. » Détenu aux États-Unis selon ces mêmes sources, l’ancien président aurait plaidé non coupable pour narcoterrorisme le 5 janvier. Un procès serait évoqué pour le 17 mars.
Dans le même temps, Rodríguez multiplie les déclarations de défiance. Selon Washington, les forces américaines maintiennent une présence dissuasive dans la région, avec 15 000 soldats et une douzaine de navires de guerre déployés dans les Caraïbes afin de protéger des intérêts stratégiques jugés vitaux.
L’Amérique latine s’agite : Trump impose sa volonté régionale
L’annonce de la capture de Maduro a rapidement secoué la région. Donald Trump est passé à l’offensive verbale, notamment contre Gustavo Petro, le traitant de « baron international de la drogue » et le menaçant avant leur rencontre du 3 février.
De son côté, le président colombien Gustavo Petro hausse le ton, tout en restant prudent dans ses marges de manœuvre. Mardi, il a réclamé le rapatriement de Maduro pour un jugement au Venezuela. Cette prise de position intervient quelques jours avant une rencontre déjà programmée avec Donald Trump. Petro et Trump doivent se retrouver le 3 février à la Maison-Blanche. L’occasion, selon l’analyse de plusieurs observateurs, pour Trump de défendre sa vision des rapports de force régionaux et de rappeler à son homologue colombien la position stratégique dominante des États-Unis.
À La Havane, Miguel Díaz-Canel a dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme d’État. » Depuis le Mexique, Claudia Sheinbaum a rétorqué que « les Amériques n’appartiennent à personne. » Une déclaration conjointe du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique, de l’Uruguay et de l’Espagne a dénoncé un « précédent dangereux pour la paix et la sécurité régionale. »
Pour Washington, cette fermeté poursuit un double objectif : protéger des intérêts jugés vitaux et contrecarrer des ingérences que les autorités américaines accusent d’alimenter trafics et instabilité.
Le pétrole vénézuélien sous coupe américaine : Trump serre l’étau
Washington affirme passer à la vitesse supérieure face à l’opposition de Delcy Rodríguez. Le pétrole devient le centre de la bataille stratégique. Chris Wright, présenté comme responsable du secteur énergétique américain, a indiqué que les États-Unis chercheraient à contrôler les ventes de brut vénézuélien. Marco Rubio évoque la possibilité de saisir 30 à 50 millions de barils, qui seraient écoulés aux prix du marché pour renflouer les caisses selon cette logique.
Donald Trump revendique publiquement une volonté de contrôle sur ces revenus vitaux, déclarant que le pétrole « sera contrôlé par moi, en tant que président des États-Unis d’Amérique. » Pour appuyer ses avertissements, l’administration américaine met en avant une présence militaire dissuasive dans les Caraïbes, présentée comme nécessaire pour protéger des intérêts stratégiques face à ce qu’elle décrit comme le chaos lié aux narcotrafiquants et à leurs alliés régionaux.
IMPORTANT - À lire
Vous venez de découvrir comment Washington impose sa domination sur le Venezuela et l'Amérique latine. Mais cette stratégie américaine ne date pas d'hier. Chaque mois, notre revue décrypte les véritables enjeux géopolitiques derrière ces crises, loin des apparences médiatiques.
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