Un coup de balai sans précédent
Le 10 juin 2025, Robert F. Kennedy Jr., désormais à la tête du Département de la Santé et des Services sociaux (HHS), a annoncé la révocation immédiate des 17 membres du Comité consultatif sur les pratiques de vaccination (ACIP), rattaché aux CDC. Une décision sans précédent, présentée dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal.
Ce comité, qui influence directement le calendrier vaccinal américain et oriente les politiques publiques, est désormais dissous dans sa forme actuelle, jugée compromise par des décennies de conflits d’intérêts.
Objectif : restaurer la confiance
Kennedy justifie ce choix radical par une nécessité absolue : rétablir la confiance du public dans la science vaccinale. Il dénonce un comité gangréné par ses liens financiers avec les laboratoires, incapable d’exercer un jugement impartial.
« L’ACIP n’a jamais disqualifié un vaccin, même ceux qui ont été retirés pour raisons de sécurité », écrit-il. Pire, selon lui, les membres actuels ont validé des vaccins controversés comme ceux contre la COVID-19, le RSV ou encore le HPV, sans réelle évaluation indépendante.
La composition actuelle du comité empêchait, selon Kennedy, toute prise de contrôle par l’administration Trump/Kennedy avant 2028. D’où la purge immédiate.
Un comité verrouillé sous Biden
D’après le HHS, 13 des 17 membres avaient été nommés en 2024, dans les derniers mois de l’administration Biden. Le but ? Verrouiller le comité, empêcher tout changement d’orientation politique et maintenir une ligne dure pro-vaccination.
Les critiques sur ce comité ne datent pas d’hier. Déjà en 2000, le Congrès américain dénonçait des règles de transparence « faibles à inexistantes ». En 2009, l’inspecteur général du HHS arrivait aux mêmes conclusions. Et en 2021 comme en 2024, The Defender publiait de nouvelles preuves de collusions entre les membres du comité et les géants pharmaceutiques.
Vers une refonte totale de la politique vaccinale
Ce que Kennedy engage, ce n’est pas un simple remaniement administratif. C’est un changement de paradigme. En écartant un comité jugé corrompu, il entend poser les bases d’une politique vaccinale fondée sur une véritable indépendance scientifique.
La prochaine réunion de l’ACIP, prévue du 25 au 27 juin au siège des CDC à Atlanta, devrait officialiser ce tournant. Les nouveaux membres désignés par l’administration actuelle auront la tâche de repenser de fond en comble les recommandations vaccinales aux États-Unis.
Une déclaration de guerre à Big Pharma
Derrière ce geste, c’est tout un système qui vacille. Depuis des décennies, les décisions du CDC sur les vaccins sont validées sans débat. Les laboratoires, en toile de fond, orientent les politiques de santé avec une efficacité redoutable. En brisant cette logique, Kennedy s’attaque frontalement au pouvoir de Big Pharma.
Il résume la situation en une phrase : « Un nettoyage est nécessaire pour rétablir la confiance du public dans la science des vaccins ».
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