🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le procès de Brigitte Macron en octobre 2025 dépasse le cadre juridique, illustrant une dérive politique inquiétante selon Carlo Brusa.
- Des citoyens ordinaires sont poursuivis pour diffamation, révélant une intimidation des libertés publiques et une criminalisation de la dissidence numérique.
- La justice d’État remplace celle du peuple, avec une hiérarchie des priorités qui s’effondre et une impartialité disparue.
- Le procès, financé par l’argent public, montre une confusion entre sphère privée et ressources publiques, symbolisant une monarchisation de la République.
- Le 26 octobre 2025 pourrait marquer un tournant pour la liberté d’expression, où la justice républicaine bascule en justice d’État.
Le 20 octobre à 19h, Maître Carlo Brusa était l’invité de La Grande Émission animée par Mike Borowski, en direct sur Géopolitique Profonde. L’avocat, connu pour son engagement contre les dérives de l’État et fondateur de l’association Réaction 19, est revenu sur un événement majeur à venir : le procès de onze citoyens accusés de diffamation envers Brigitte Macron. Une affaire qui, selon lui, dépasse largement le cadre juridique pour incarner une dérive politique inquiétante.
Quand la justice devient un instrument d’intimidation
Le procès, prévu pour la fin octobre 2025, concerne des citoyens ordinaires poursuivis pour avoir relayé ou commenté des rumeurs sur l’identité de Brigitte Macron. Derrière l’apparente défense de l’honneur, Carlo Brusa y voit une mise au pas des libertés publiques.
« On interpelle des gens à six heures du matin, on les garde à vue quarante-huit heures, parfois pour un simple retweet », rappelle-t-il. Ce n’est plus la justice qui agit, mais un appareil d’État qui veut faire peur.
Ce procès illustre un basculement : la dissidence numérique est désormais criminalisée. Les citoyens ne sont plus jugés pour leurs actes, mais pour leurs opinions. Sous prétexte de lutte contre la diffamation, le pouvoir instaure un climat d’intimidation.
Les institutions qui devraient protéger le débat d’idées deviennent les armes d’un régime obsédé par le contrôle de son image. En France, en 2025, la critique d’une figure du pouvoir — même indirecte — devient un risque judiciaire.
La justice d’État remplace la justice du peuple
Carlo Brusa dénonce un usage politique de la police et de la magistrature. Quand les forces de l’ordre se déplacent pour protéger la réputation d’une épouse présidentielle, pendant que les agressions et les cambriolages explosent, c’est la hiérarchie des priorités nationales qui s’effondre.
La justice, censée être indépendante, se transforme en instrument d’exécution du pouvoir exécutif. Les juges agissent vite quand il s’agit du couple Macron, mais traînent dès qu’il s’agit du citoyen ordinaire. L’impartialité disparaît, remplacée par une logique d’allégeance.
Brusa évoque une France où la procédure a remplacé la vérité, où le spectacle judiciaire sert à dissuader toute contestation. Derrière les façades de la République, il voit se profiler une mécanique de censure : « On ne défend plus la loi, on défend le trône. »
L’argent public au service d’une cause privée
Le scandale ne s’arrête pas à la sphère judiciaire. La plainte de Brigitte Macron est présentée comme une démarche personnelle, mais tout l’appareil d’État semble mobilisé pour l’accompagner : enquêteurs, gendarmes, techniciens, procureurs.
Officiellement, les honoraires d’avocats relèvent de la plaignante. Officieusement, c’est le contribuable qui finance la logistique d’un procès politique. Une confusion totale entre sphère privée et ressources publiques, typique d’un régime où le chef de l’État se confond avec la nation.
Cette dérive traduit une monarchisation de la République : la Première Dame, pourtant dépourvue de statut institutionnel, bénéficie d’un privilège judiciaire de fait. Brusa résume : « On ne défend plus la loi, on protège les puissants. Et c’est le peuple qui paie la facture. »
Le 26 octobre, un tournant pour la liberté d’expression
Pour Carlo Brusa, ce procès marquera une rupture. Il ne s’agit plus seulement de juger des internautes, mais de tester jusqu’où la France est prête à tolérer la censure politique.
Ce 26 octobre 2025 pourrait devenir la date où la justice républicaine aura basculé dans la justice d’État, où la défense d’une image présidentielle aura justifié l’érosion définitive des libertés publiques.
Dans un pays autrefois modèle de démocratie, le droit devient l’arme du pouvoir contre le peuple. Et ce n’est plus la rumeur qu’on juge — c’est la liberté elle-même.
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