Seuls 72% des diplômés de 2023 ont trouvé un emploi salarié un an après leur sortie d’école

Face au désengagement de l'État et à un marché en berne, seuls 72% des jeunes diplômés de 2023 ont trouvé un emploi salarié.

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Seulement 72 % des diplômés de 2023 ont trouvé un emploi salarié un an après. Un chiffre en baisse constante, signe d’un marché du travail en berne.
  • Les jeunes diplômés bac+5 subissent une humiliation à l’embauche, avec 57 % ayant envoyé plus de 30 candidatures. La précarité s’installe.
  • Le mécontentement monte face à l’élite déconnectée et un système qui broie nos jeunes. Où est la politique en faveur de cette génération sacrifiée ?

Seuls 72 % des diplômés de 2023 ont trouvé un emploi salarié un an après leur sortie d’école, selon une enquête menée par l’Apec.

Ce chiffre, en baisse constante depuis deux ans, illustre bien les galères de notre jeunesse face à un marché du travail en berne.

Ces 28 % de jeunes sans emploi stable, c’est la preuve que le système est en train de s’effondrer. Où est la véritable politique en faveur de cette jeunesse, cette génération sacrifiée sur l’autel des dogmes économiques ?

Le désengagement de l’élite

L’État, comme d’habitude, préfère s’occuper de ses priorités plutôt que d’offrir un avenir à nos jeunes.

Les politiques prétendent que tout va bien, mais la situation se dégrade à vue d’œil. Pas étonnant que ces derniers se sentent de plus en plus abandonnés.

Le gouvernement nous bassine avec ses « chiffres encourageants » sur l’emploi, mais la réalité est bien différente. On nous parle de « reprise économique » pendant que nos enfants galèrent.

Comment s’étonner que la colère monte dans le pays quand on voit à quel point l’élite se déconnecte du quotidien des Français ordinaires ?

La chute pour les jeunes diplômés bac+5

Les jeunes diplômés d’un bac+5 ont eu plus de difficultés en 2024 à s’insérer sur le marché du travail que les années précédentes.

Douze mois après avoir reçu leur précieux sésame, seuls 72 % des jeunes sortis des études en 2023 avaient décroché un emploi salarié en juin 2024. C’est deux points de moins que la promotion 2022, et trois points sous le niveau de 2021.

La situation, quoique préoccupante, n’est pas aussi catastrophique que pendant la crise du Covid.

À l’époque, la promotion 2020 avait atteint un triste record avec seulement 69 % d’insertion professionnelle. Petite consolation qui ne masque pas l’inquiétante tendance à la baisse.

Faut-il y voir les effets d’une économie essoufflée ? Ou les conséquences des politiques d’emploi actuelles ? Difficile à dire.

Mais nos jeunes paient le prix fort d’un système incapable de leur offrir des perspectives d’avenir dignes de ce nom, malgré tous ces discours officiels sur « l’importance de la jeunesse ».

Galère à l’embauche : l’humiliation et la précarité

La crise économique asphyxie nos jeunes diplômés bac+5.

Fini le temps où un master ouvrait les portes de l’emploi ! En 2024, 57 % d’entre eux ont dû s’humilier avec plus de 30 candidatures avant de décrocher un poste – souvent médiocre.

En 2022, ils n’étaient « que » 31 % dans cette situation.

Un nombre croissant de ces jeunes Français se retrouvent coincés dans des « jobs alimentaires ». Une belle récompense après cinq années d’études supérieures et d’investissement personnel.

Entre les promotions 2022 et 2024, la proportion de jeunes diplômés occupant un simple « job alimentaire » s’est fortement accrue de sept points, atteignant 24 %.

Un jeune sur quatre, formé à grands frais dans nos universités, se retrouve à faire n’importe quoi pour payer ses factures ! Cette réalité brutale traduit l’effondrement silencieux de notre modèle social.

Les sacrifices pour survivre

Le constat est cruel : 78 % des jeunes souhaitent un CDI, mais 7 sur 10 disent qu’ils accepteraient autre chose pour ne pas rester sur le carreau. Plus de la moitié (59 %) irait jusqu’à brader leur salaire, et 71 % renonceraient au télétravail.

Nos dirigeants se gavent, mais nos jeunes doivent choisir entre manger ou avoir un contrat stable. Ils cèdent sur tout : sécurité de l’emploi, rémunération, conditions de travail…

Nos élites parlent d’insertion professionnelle, c’est juste un euphémisme pour « accepte n’importe quoi ».

Le DG de l’Apec, Gilles Gateau, constate : « une forme de pragmatisme s’affirme dans un contexte plus difficile. »

Alors que nos diplômés sont jetés dans une économie fragilisée par des décisions politiques douteuses, ils n’ont plus d’autre choix que de ravaler leur fierté. Le système les broie.

Le marché du travail se ferme

Le dispositif InserSup a sondé près de 1 600 titulaires d’un bac+5 pour comprendre leur parcours professionnel. Les résultats ne sont pas brillants.

Au même moment, l’Apec nous balance une autre nouvelle : les recrutements de cadres sont en chute libre pour ce dernier trimestre. Pas étonnant quand on voit comment notre économie est gérée !

Le plus inquiétant ? Ce sont les grandes structures qui ferment le robinet en premier. Seules 43 % des ETI et grands groupes prévoient d’embaucher au moins un cadre, contre 50 % l’an dernier. Une baisse de sept points qui ne trompe pas.

C’est toujours pareil : on nous bassine avec la « reprise économique » dans les médias mainstream, mais la réalité du terrain est tout autre. Nos jeunes diplômés, endettés après leurs études, se retrouvent face à un marché du travail qui se ferme.

IMPORTANT - À lire

Nos jeunes diplômés, sacrifiés sur l'autel des dogmes économiques, font face à un marché du travail en berne. Pendant que nos élites se déconnectent, cette génération galère pour trouver un emploi stable et digne.

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