Renault : l’Etat prêt à réduire sa participation pour « renforcer l’alliance » avec Nissan

Après l’échec des discussions avec Fiat Chrysler, le ministre de l’Economie Bruno Lee Maire a expliqué vouloir « consolider » l’alliance Renault-Nissan.

Fiat Chrysler attendra. La priorité du gouvernement est de « consolider l’alliance » Renault-Nissan, a affirmé samedi 8 juin le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, après l’échec des négociations entre Renault et son concurrent Fiat Chrysler. Pour y arriver, l’Etat est prêt « à réduire sa part » de 15% au capital de Renault, un sujet de frictions récurrent avec Nissan.

Pour justifier le retrait de son offre, le constructeur italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) avait invoqué des « exigences » du ministère et « les conditions politiques » en France. Le gouvernement français a assuré de son côté que les discussions n’avaient pu aboutir faute de garanties sur la préservation de l’alliance avec Nissan. Samedi, Bruno Le Maire, qui répondait à l’AFP en marge du G20 Finances au Japon, a donné de plus amples explications. « Remettons les choses dans le bon ordre, a déclaré le ministre, ça veut dire d’abord la consolidation de l’alliance, et ensuite la consolidation [avec d’autres partenaires], et pas l’un avant l’autre, parce que sinon vous risquez que tout s’effondre comme un château de cartes ».

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France Info


Fiat : l’Italie dénonce le nationalisme français (6 juin 2019)

Pour les Italiens, l’État français a volontairement fait échouer l’opération en posant de nouvelles exigences toujours plus élevées.

Le retrait de l’offre de Fiat serait-il un coup de poker des Italiens, espérant reproposer une fusion avec Renault dans de meilleures conditions? Giuseppe Berta, grand spécialiste de Fiat à la Bocconi de Milan, n’y croit guère: «Sur les toutes dernières exigences de la France, l’une d’elles est inacceptable pour la famille Agnelli: la revalorisation de 30 % de Renault. Car à travers elle, le groupe français prenait le contrôle de fait du nouveau groupe et créait un déséquilibre en son sein. Or je ne vois pas la France changer sa position à court terme. FCA sera d’autant plus enclin à faire une autre alliance que celle-ci manquait cruellement de vision stratégique, les deux grands leaders qui en ont fait deux groupes mondiaux, Sergio Marchionne et Carlos Ghosn, ayant tous deux disparu.»

Pour les Italiens, l’État français a volontairement fait échouer l’opération en posant de nouvelles exigences toujours plus élevées. (…)

Le Figaro

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