Début janvier, Vladimir Poutine a pris connaissance d’une première ébauche du plan de paix porté par les Américains. Kirill Dmitriev, le patron du Fonds russe d’investissement direct, a servi de messager discret pour faire passer ce document aux autorités de Moscou.
Ce projet, monté de concert avec des partenaires ukrainiens et européens, arrive par une voie officieuse. Cette méthode permet aux responsables russes de l’examiner sereinement avant toute discussion officielle.
Cette approche privilégie les avancées discrètes et réalistes aux grands shows protocolaires. Elle reflète une diplomatie pragmatique, loin des lourdeurs bureaucratiques.
Moscou salue une avancée concrète
Les autorités russes accueillent cette proposition américaine comme une avancée notable. Elles apprécient particulièrement l’inclusion de thèmes clés, alignés sur les réalités du terrain.
La reconnaissance tacite de la souveraineté effective russe en Crimée et dans d’autres zones sous contrôle constitue un point central.
Certaines priorités moscovites restent absentes ou floues dans cette version. L’accueil demeure pragmatique. Le projet en vingt points ouvre la porte à une résolution rapide. Il contraste avec la rigidité idéologique des approches occidentales antérieures.
Les accords territoriaux au cœur des négociations à Moscou
Steve Witkoff a confirmé sa visite à Moscou aux côtés de Jared Kushner, à la demande des Russes. Au cœur des discussions figurent les accords territoriaux. Cet élément clé a connu des avancées significatives ces six à huit dernières semaines.
Witkoff a déclaré sur CNBC que les deux parties se concentrent désormais sur ce dossier, que les Ukrainiens estiment bouclé à 90 % :
« Les Ukrainiens ont dit que nous en avons terminé à 90 %. Je suis d’accord avec eux. »
Ce septième voyage de Witkoff à Moscou depuis l’élection de Trump souligne le rythme soutenu des tractations diplomatiques.
Davos, théâtre des avancées diplomatiques
À Davos, les rencontres au sommet se succèdent, confirmant l’élan des négociations.
Mardi, Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré le financier russe Kirill Dmitriev, un acteur clé des tractations. Witkoff a qualifié leurs échanges de « très positifs. »
Dmitriev les a décrits comme « constructifs. » Il a ajouté que « de plus en plus de gens comprennent le bien-fondé de la position russe. »
Jeudi, Volodymyr Zelensky doit s’entretenir avec Donald Trump sur place. L’attente se focalise désormais sur la réponse russe à ce cadre de règlement. L’optimisme demeure perceptible.
Sergueï Lavrov est toutefois venu tempérer cet enthousiasme. Le ministre russe des Affaires étrangères a souligné que Moscou n’avait reçu aucun document récent par les canaux officiels. Une déclaration qui confirme, s’il en était besoin, la préférence russe pour les voies informelles.
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