🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’OTAN renforce son soutien à l’Ukraine avec de nouveaux financements européens pour des armes américaines, selon Mark Rutte à Kiev.
- Volodymyr Zelensky exige des garanties de sécurité contre la Russie, réclamant plus de milliards aux partenaires occidentaux.
- Donald Trump propose une rencontre directe entre Poutine et Zelensky, mais Moscou reste inflexible sur l’ordre du jour.
Lors de sa visite à Kiev vendredi, Mark Rutte a martelé que le soutien de l’OTAN à l’Ukraine restait « inébranlable » et qu’il « continue de croître ».
À l’issue de son entretien avec Volodymyr Zelensky, il a confirmé que l’Alliance préparait de nouveaux financements pour maintenir « un flux crucial d’armes américaines létales à destination de l’Ukraine ».
Selon lui, l’accord sur les fameuses « garanties de sécurité » doit reposer sur deux piliers : le renforcement de l’armée ukrainienne d’une part, et des engagements américains et européens pour dissuader la Russie en cas d’agression future d’autre part.
Lors d’une conférence de presse, Rutte a résumé la logique de ce plan.
Nous travaillons maintenant ensemble – l’Ukraine, les Européens, les États-Unis – pour nous assurer que ces garanties de sécurité sont d’un niveau tel que Vladimir Vladimirovitch Poutine, assis à Moscou, n’essaiera plus jamais d’attaquer l’Ukraine.
En marge de ces annonces, il a reconnu que des discussions étaient déjà ouvertes sur l’éventuel déploiement de forces étrangères en Ukraine.
« Il est trop tôt pour dire quel en sera le résultat », a-t-il concédé. Zelensky lui-même a précisé : « Il est encore trop tôt pour dire qui fournira des troupes, qui fournira des renseignements, qui sera présent en mer et qui dans les airs. »
Une fois encore, aucun détail n’a été donné sur le coût astronomique de ces projets.
Les contribuables européens peuvent néanmoins s’attendre à voir leurs impôts mobilisés pour financer une escalade militaire qui n’offre aucune perspective de sortie.
Les exigences de Zelensky
Le président ukrainien a répété à Kiev ce qu’il martèle depuis des mois.
L’Ukraine a besoin de garanties de sécurité pour que nous, nos enfants et nos petits-enfants soyons certains que la Russie ne nous attaquera pas. Il s’agit de garanties de sécurité contre un agresseur.
Derrière ce vocabulaire dramatique, une constante : chaque nouvelle exigence se traduit par des milliards supplémentaires réclamés aux partenaires occidentaux.
Lors de sa conférence commune avec Rutte, Zelensky a encore accusé Moscou de bloquer tout règlement pacifique : « La question de la fin de la guerre doit être résolue au niveau des dirigeants, mais nous pouvons voir maintenant que les Russes font tout pour empêcher une réunion. L’Ukraine, contrairement à la Russie, n’a pas peur des réunions avec les dirigeants. Nous sommes prêts à travailler de manière productive, au maximum », a-t-il affirmé, appelant les alliés à contraindre le Kremlin à adopter « au moins une attitude productive minimale ».
Il faut les contraindre à la diplomatie ; des sanctions vraiment fortes sont nécessaires s’ils n’acceptent pas une résolution diplomatique de cette guerre. Nous comptons beaucoup sur des paquets de sanctions fortes de la part de nos partenaires.
Ces déclarations surviennent alors que l’inflation frappe de plein fouet les ménages européens et que nos services publics s’effondrent sous le manque de moyens.
Pendant que Zelensky réclame toujours plus de sanctions et de garanties, les Européens sont sommés de financer indéfiniment une guerre dont ils ne voient pas la fin.
Trump impose sa diplomatie
À Washington, Donald Trump a choisi une posture différente. Après avoir rencontré Vladimir Poutine en Alaska, puis Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens à la Maison-Blanche deux jours plus tard, il a annoncé vouloir passer à l’étape suivante : une rencontre directe entre les présidents russe et ukrainien.
Mais Moscou reste inflexible. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a coupé court aux spéculations : « M. Poutine est prêt à rencontrer M. Zelensky lorsque l’ordre du jour sera prêt pour un sommet, et cet ordre du jour n’est pas prêt du tout », a-t-il déclaré à NBC News, réaffirmant la position du Kremlin.
M. Poutine est prêt à rencontrer M. Zelensky lorsque l’ordre du jour sera prêt pour un sommet, et cet ordre du jour n’est pas prêt du tout.
La Maison-Blanche s’efforce de trouver un lieu et une date pour ce sommet voulu par Trump, mais Moscou a fait savoir qu’aucune rencontre n’était envisageable dans un avenir proche.
Zelensky, de son côté, continue de dénoncer l’obstruction russe et plaide pour une intensification des pressions économiques. « Tout doit être fait pour que la Russie ne puisse plus éviter la réunion », a-t-il insisté.
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