🔥 Les essentiels de cette actualité
- Moody’s tranche vendredi sur la note française, déjà dégradée par trois agences. La France risque de perdre son dernier Aa3 avec perspective stable.
- Une dégradation entraînerait plus d’austérité et de taxes, avec une réduction des services publics. Les élites continueraient à dilapider l’argent.
- La consommation des ménages a reculé de 5,6 % et les investissements des entreprises de 2,4 %. La croissance sera limitée et la dette publique en hausse.
- Les dirigeants jonglent avec les chiffres, mais la France emprunte à des taux plus élevés que l’Espagne. Moody’s, dernier juge de la descente, décidera.
Moody’s doit trancher ce vendredi 24 octobre sur la note française. Le pays, déjà empêtré dans une impasse budgétaire, pourrait voir sa dernière bonne note s’effondrer comme un château de cartes.
Trois autres agences ont déjà abaissé la notation, laissant Moody’s comme dernier juge.
La France conserve pour l’instant son Aa3 avec perspective stable, un cran au-dessus des notes attribuées par S&P et Fitch. La stabilité de cette note reste cependant incertaine face aux comptes publics délabrés et à l’instabilité politique qui suit la dissolution.
Historique des dégradations
Fitch a été la première agence à tirer la sonnette d’alarme le 12 septembre, rétrogradant la dette française de AA- à A+. S&P Global a suivi, sans attendre la date prévue, pour signaler au monde l’état préoccupant des finances nationales.
Morningstar DBRS a confirmé le mouvement. Trois agences, trois déclassements, une France en perte de crédibilité.
Conséquences et prévisions économiques
Une dégradation par Moody’s entraînerait davantage d’austérité et de taxes, avec une réduction des services publics tandis que les élites continueraient à dilapider l’argent public.
La consommation des ménages a reculé de 5,6 % cette année et les investissements des entreprises ont chuté de 2,4 %, illustrant l’effet paralysant de l’instabilité politique sur ces deux moteurs essentiels de l’économie.
La suspension de la réforme des retraites par le gouvernement pour tenter de sauver le budget accentue les risques. Les prévisions sont désormais alarmantes : croissance limitée (1 % pour 2025, 1,4 % pour 2026) et dette publique en hausse constante.
Rôle des élites, crédibilité et perspective Moody’s
Les dirigeants jonglent avec les chiffres tandis que l’économie réelle s’appauvrit. Bruno Le Maire et Lescure promettent un déficit ramené sous 5 % du PIB, mais cette trajectoire apparaît optimiste.
La France emprunte désormais à des taux plus élevés que l’Espagne, l’Irlande ou la Grèce. Les citoyens supportent les conséquences d’une gestion économique insuffisante et les projets nationaux restent reportés.
Moody’s conserve l’Aa3 avec perspective stable. Un simple changement de perspective serait difficile à justifier, et l’inaction pourrait nuire gravement à la crédibilité de l’agence. La dégradation, qu’elle soit sévère ou modérée, retomberait sur l’ensemble des citoyens.
Moody’s, dernier juge de la descente
Chaque alerte souligne que l’économie française s’enfonce dans une spirale d’endettement. Les élites évoquent la « résilience » tandis que la réalité frappe directement le portefeuille des Français.
Moody’s demeure la dernière agence capable de trancher, et la décision à venir est suivie avec inquiétude par l’ensemble du pays.
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