« Non, je ne renonce absolument pas, je suis extrêmement combative », martèle Marine Le Pen

Le procès en appel de Marine Le Pen s'ouvre ce 13 janvier 2026

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le procès en appel de Marine Le Pen pour détournement de fonds du Parlement européen commence, menaçant sa candidature à la présidentielle de 2027.
  • Malgré les audiences judiciaires, le Rassemblement national maintient son activité politique sur le terrain, adaptant sa campagne aux élections municipales.
  • Face aux doutes internes, Marine Le Pen réaffirme sa combativité et son refus d’abandonner, boostant le moral de ses soutiens.
  • Pour protéger ses électeurs, le parti positionne Jordan Bardella comme alternative solide en cas de confirmation de son inéligibilité.

Le procès en appel de Marine Le Pen s’ouvre ce mardi 13 janvier 2026 devant la cour d’appel de Paris.

Durant cinq semaines, soit jusqu’au 11 février, la justice examine les accusations de détournement de fonds du Parlement européen à l’encontre du Rassemblement national et de douze prévenus.

Les faits portent sur le financement de salariés du parti entre 2004 et 2016. En première instance, l’ancienne présidente a été condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, quatre ans de prison dont deux avec sursis, et 100 000 euros d’amende.

Cette peine l’empêche actuellement de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. La décision finale est attendue pour l’été.

Une activité politique maintenue face au calendrier judiciaire

Les audiences coïncident avec la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Un cadre du mouvement déplore cette situation :

Ce sera une nouvelle campagne abîmée par une actualité politico-judiciaire. Ce n’est pas ce que l’on voulait. Ça ne nous réjouit pas !

Malgré cette contrainte, le parti refuse l’immobilisme. Un conseiller précise la consigne : « l’idée, pendant le procès, ce n’est pas : stop, on est en apnée, pendant un mois on ne fait plus de politique ! ».

La stratégie prévoit une présence sur le terrain un week-end sur deux. Marine Le Pen se rend à Marseille ce vendredi 16 janvier pour les vœux de Franck Allisio.

Ses proches insistent sur cette ligne : « Il y a toujours une volonté de ne pas abandonner le terrain ».

Le sursaut de détermination face aux doutes internes

La période récente a été marquée par des interrogations au sein du RN sur une possible démobilisation de leur leader.

À la mi-septembre, Marine Le Pen confiait : « Je garde un tout petit, petit, petit espoir ».

Son entourage a perçu un manque de clarté et a alerté la présidente sur ce sentiment d’abandon ressenti par certains soutiens.

Cette prise de conscience a provoqué une réaction immédiate. Fin novembre, elle a réaffirmé sa combativité dans les colonnes de Ouest-France :

Non, je ne renonce absolument pas, je suis extrêmement combative.

La mise en place du rempart Jordan Bardella

La direction du parti organise sa résilience pour protéger son capital électoral.

L’objectif est d’éviter que les électeurs « aillent voir ailleurs » par crainte d’une absence de candidat national.

Fin décembre, Marine Le Pen a déclaré dans La Tribune Dimanche : « Jordan Bardella peut gagner à (s)a place ».

Cette alternative sert de bouclier contre une éventuelle confirmation de son inéligibilité.

Un proche détaille la portée de ce message : « si votre but c’est d’empêcher un candidat national de gagner, il y en aura un autre qui gagnera ».

Si le mouvement considère Marine Le Pen comme sa meilleure chance, il dispose désormais d’une solution de secours solide.

IMPORTANT - À lire

Les enjeux judiciaires et politiques qui entourent Marine Le Pen et le Rassemblement national révèlent des dynamiques de pouvoir complexes et des stratégies électorales en constante évolution. Comprendre ces mécanismes nécessite une analyse approfondie au-delà des simples titres d'actualité.

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