🔥 Les essentiels de cette actualité
- À partir de 2026, les tarifs des pédiatres, psychiatres et neurologues augmentent légèrement. Une « revalorisation » insuffisante face à l’inflation et la bureaucratie.
- Les pédiatres gagnent 5 euros de plus, les neurologues 2 euros. Des hausses dérisoires alors que les augmentations de 2025 sont annulées.
- L’Assurance Maladie impose un « forfait unique » complexe, transformant les médecins en gestionnaires. Le système pousse les jeunes praticiens à fuir le libéralisme.
Le gouvernement lâche enfin quelques centimes, mais le compte n’y est pas. Dès le 1er janvier 2026, les tarifs des pédiatres, psychiatres et neurologues grimpent de quelques euros.
Une « revalorisation » qui ressemble surtout à un pansement sur une jambe de bois pour des praticiens libéraux dont le pouvoir d’achat est littéralement dévoré par l’inflation et la bureaucratie française.
La charité après l’austérité
On nous annonce fièrement que les pédiatres passeront à 50 euros pour un examen d’enfant. Cinq euros de plus.
Une aumône, quand on connaît la complexité de la prise en charge. Pendant ce temps, les neurologues se contentent d’un bond dérisoire de 50 à 52 euros.
Plus insultant encore : les hausses prévues pour juillet 2025 sont déjà passées à la trappe, officiellement pour « sauver les comptes publics ».
Traduction : l’État fait des économies sur le dos des médecins et, par extension, des patients.
Le mirage des forfaits et la fin de la médecine libre
Sous couvert de « modernisation », l’Assurance Maladie impose une refonte des forfaits qui transforme les généralistes en gestionnaires de statistiques.
Ce « forfait unique » est une véritable usine à gaz administrative. On flèche, on calcule, on saupoudre des bonus de 5 euros pour un vaccin ici ou une mammographie là.
Est-ce encore de la médecine ou du management à la petite semaine ?
Le message envoyé aux jeunes médecins est clair : fuyez le libéralisme. Entre les déserts médicaux que l’on ne résoudra pas avec des « coups de pouce » symboliques et des tarifs bloqués par une technocratie déconnectée, le système français continue de s’enfoncer.
On ne sauve pas une vocation avec des primes à la performance, on la sauve en respectant la dignité financière de ceux qui soignent.
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