🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’or atteint un record historique à 4 445,80 dollars l’once, soit une hausse de 70 % depuis janvier, sa meilleure performance en 40 ans.
- L’argent suit avec une envolée de 128 %, atteignant 68,96 dollars l’once, grâce au rééquilibrage des portefeuilles en fin d’année.
- Les tensions géopolitiques, comme le blocus vénézuélien, renforcent l’attrait des métaux précieux comme valeurs sûres.
- La Fed baisse ses taux, rendant l’or et l’argent plus attractifs face à l’atonie économique et à l’érosion monétaire.
Le métal jaune franchit un palier historique lundi 22 décembre. À 4 445,80 dollars l’once (3 790 euros), le cours bat « haut la main le record historique de 4 400 dollars établi en octobre », selon les observations de CNBC.
Cette envolée de près de 70 % depuis janvier constitue sa « meilleure performance annuelle depuis plus de quatre décennies », calcule Bloomberg.
L’argent suit cette trajectoire ascendante. Il touche le niveau historique de 68,96 dollars l’once (58,80 euros), soit une augmentation de 128 % sur la même période.
Ce mouvement massif correspond à un rééquilibrage stratégique des portefeuilles de fin d’année, où les métaux précieux s’imposent comme des « valeurs sûres ».
Les investisseurs rééquilibrent généralement leurs portefeuilles à la fin de l’année, et l’or et l’argent sont considérés comme des valeurs sûres.
Le blocus vénézuélien et la fin de l’ordre unilatéral
Le durcissement des tensions géopolitiques alimente directement cet engouement.
The Wall Street Journal rapporte la saisie d’un deuxième pétrolier vénézuélien le samedi 20 décembre par les garde-côtes américains, parallèlement à la poursuite d’un troisième navire le lendemain.
Ces actes illustrent la fragilité d’un ordre mondial soumis aux décisions arbitraires de Washington.
Dans ce climat d’incertitude, l’or redevient l’actif sanctuary des citoyens ordinaires.
Pour l’épargnant français, miser sur le métal physique permet de protéger son patrimoine contre les aventures impérialistes et l’érosion monétaire.
La Fed face à l’atonie économique
Sur le front macroéconomique, la Réserve fédérale américaine amorce un pivot.
Le 10 décembre, l’institution a diminué ses taux directeurs d’un quart de point, pour les placer dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %.
Les pressions inflationnistes persistent et le marché du travail montre des signes d’essoufflement avec un taux de chômage à 4,6 % en novembre, son niveau le plus haut en quatre ans.
Selon Bloomberg, « les traders parient que la Réserve fédérale américaine réduira ses taux d’intérêt à deux reprises en 2026 ».
Les traders parient que la Réserve fédérale américaine réduira ses taux d’intérêt à deux reprises en 2026.
Cette baisse programmée des taux renforce mécaniquement l’attrait des métaux précieux.
The Guardian rappelle une règle fondamentale : « Comme les métaux précieux n’engendrent pas de rendement (contrairement aux réserves bancaires qui rapportent des intérêts, aux obligations qui ont un coupon ou aux actions qui donnent droit à un dividende), ils sont plus attractifs lorsque les taux d’intérêt baissent. »
Comme les métaux précieux n’engendrent pas de rendement, ils sont plus attractifs lorsque les taux d’intérêt baissent.
Face à un système occidental fragilisé, l’or et l’argent s’imposent comme les uniques garde-fous contre les dérives des élites financières.
IMPORTANT - À lire
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