Les belges financent des avions de chasse qu’ils ne peuvent pas utiliser chez eux

Les contribuables belges financent des avions de chasse qu'ils ne peuvent pas utiliser chez eux

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Les contribuables belges financent des F-35 ultra-modernes mais les pilotes ne peuvent pas s’entraĂ®ner en Belgique. OĂą va l’argent public?
  • Les avions doivent dĂ©coller vers l’Ă©tranger pour des exercices, une situation ubuesque et coĂ»teuse. Les contribuables paieront-ils encore plus?
  • Un F-35 neuf est immobilisĂ© aux Açores sans explication claire. Combien cette panne va-t-elle coĂ»ter? Le mystère persiste.

Le royaume belge vient d’accueillir ses premiers F-35, ces avions de chasse ultra-modernes commandĂ©s il y a six ans.

Mais voilĂ  qu’une situation rocambolesque se prĂ©sente : impossible pour les pilotes belges de s’entraĂ®ner avec ces bijoux technologiques sur leur propre territoire.

C’est l’histoire d’un pays qui dĂ©pense des milliards pour acquĂ©rir des jouets militaires qu’il ne peut mĂŞme pas utiliser chez lui.

Les contribuables apprĂ©cieront ce nouvel Ă©pisode de gabegie d’argent public.

Le comble de l’absurditĂ©, c’est que ces avions censĂ©s « dĂ©fendre » le territoire devront dĂ©coller pour s’entraĂ®ner… Ă  l’Ă©tranger.

Ils auront Ă  peine touchĂ© le sol belge qu’il faudra dĂ©jĂ  les envoyer ailleurs.

Cette situation ubuesque rappelle l’incohĂ©rence des politiques de dĂ©fense europĂ©ennes.

Des sommes astronomiques englouties dans du matĂ©riel militaire que nous ne pouvons mĂŞme pas utiliser correctement, alors que les services publics s’effondrent et que l’inflation dĂ©vore le pouvoir d’achat des EuropĂ©ens.

Les nĂ©gociations pour l’entraĂ®nement des pilotes belges

Le ministère a entamĂ© des nĂ©gociations avec plusieurs pays europĂ©ens – dont l’Italie, la Norvège et les Pays-Bas – pour que les pilotes puissent utiliser leur espace aĂ©rien.

Nos militaires seront aussi contraints de survoler la mer du Nord, loin de leurs bases et Ă  grands frais.

Face Ă  cette situation ubuesque, on vend comme solution miracle l’utilisation accrue de simulateurs.

Un pis-aller économique qui transforme les pilotes en gamers professionnels.

Les forces aériennes méritent mieux que ces bricolages administratifs qui affaiblissent la défense nationale.

Le minuscule espace aérien belge met les pilotes de F-16 au régime sec depuis des années.

Leurs avions sont presque condamnĂ©s Ă  jouer les sardines dans cette boĂ®te Ă  chaussures cĂ©leste qu’est le ciel belge.

Un vrai casse-tĂŞte pour l’armĂ©e de l’air qui doit improviser des exercices dans ce mouchoir de poche.

Les militaires ont beau se plaindre, cette situation arrange les habitants vivant près des bases militaires.

Ces gens subissent dĂ©jĂ  le vacarme infernal des F-16. L’arrivĂ©e annoncĂ©e des F-35, ces monstres encore plus assourdissants, leur donnait des sueurs froides.

Les avantages inattendus pour les riverains

Mais finalement, grâce Ă  ce ciel Ă©triquĂ©, les avions sont obligĂ©s d’aller s’entraĂ®ner ailleurs.

Une aubaine inespĂ©rĂ©e pour ces riverains qui, pour une fois, voient un problème d’État jouer en leur faveur.

Leurs oreilles pourront peut-être connaître quelques moments de répit, loin du fracas métallique des réacteurs militaires.

C’est l’un de ces rares cas oĂą une contrainte technique imposĂ©e aux forces armĂ©es profite directement aux citoyens.

Autre polĂ©mique qui donne du grain Ă  moudre aux sceptiques : l’un des nouveaux chasseurs qui devait arriver le 13 octobre avec trois autres avions a mystĂ©rieusement disparu des radars mĂ©diatiques.

L’engin flambant neuf est clouĂ© au sol sur l’Ă®le portugaise de Terceira, aux Açores. Et il y moisit toujours, sans explication claire.

Le mystère de l’avion immobilisĂ© aux Açores

La panne technique Ă©voquĂ©e Ă  demi-mot par les dirigeants reste entourĂ©e d’un Ă©pais brouillard.

On prend encore les gens pour des idiots en refusant de dévoiler la nature exacte de ce « problème technique ».

Une panne sur un avion qui nous coûte des milliards ? Personne au ministère ne daigne clarifier cette situation ubuesque.

Combien cette immobilisation va-t-elle encore coĂ»ter ? Car n’en doutons pas, c’est bien le contribuable qui paiera la facture de ce fiasco aĂ©rien.

Les impĂ´ts partent littĂ©ralement en fumĂ©e pendant que l’État joue les muets quand on l’interroge sur ce chasseur fantĂ´me.

Un porte-parole de la Défense belge a sèchement coupé court aux questions des journalistes : « Nous ne ferons pas plus de commentaire. Nous communiquerons en temps voulu ».

Encore une fois, les autoritĂ©s laissent les citoyens dans le flou total, prĂ©fĂ©rant dĂ©cider quand et comment leur servir l’information. Ă€ croire que la transparence n’est plus au menu.

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