Les assureurs profitent des catastrophes pour gonfler leurs tarifs, une stratégie bien rodée

Les assureurs gonflent leurs tarifs

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Les assureurs prévoient des augmentations tarifaires générales en 2026, selon Pascal Demurger de la MAIF. Pourquoi cette hausse inévitable ?
  • Les catastrophes naturelles et la flambée des coûts de réparation justifient les hausses de tarifs. Mais est-ce la seule raison ?
  • Les assurés paient aussi pour les émeutes et les dividendes des actionnaires. Comment ces charges sont-elles répercutées sur nous ?

Pas de surprise : il va falloir ouvrir encore plus grand son portefeuille l’an prochain pour pouvoir rester assuré.

Et ce n’est pas une rumeur, mais bien un acteur majeur du secteur qui l’affirme.

Mercredi, au micro de RTL, Pascal Demurger, directeur général de la MAIF, a lâché la mauvaise nouvelle.

En 2026, des augmentations tarifaires, je pense qu’il y en aura d’une manière générale sur le marché.

Autrement dit, tout le monde suivra.

Catastrophes naturelles et flambée des coûts : un cocktail explosif


Le discours est rodé : les événements climatiques extrêmes « coûtent extrêmement cher », nous répète-t-on.

Et de fait, les assureurs ont déjà dû mettre la main à la poche en 2025, entre les inondations qui ont frappé l’Ouest en janvier et le cyclone Garance qui a balayé La Réunion fin février.

Des sinistres massifs, principalement couverts par les assurances multirisques habitation (MRH), et dans une moindre mesure par les contrats auto.

Mais ce n’est pas tout : à ces catastrophes naturelles s’ajoute désormais la flambée des coûts de réparation.

Le prix des matériaux de construction explose, tout comme celui de la main-d’œuvre.

Résultat : la facture finale gonfle encore pour les sinistrés, et donc pour les assurés, puisque les compagnies répercutent mécaniquement ces hausses.

Les assurés paient aussi pour les émeutes… et les dividendes


On nous explique que ce cocktail d’aléas climatiques et de hausses de prix justifie déjà les augmentations de cette année.

Selon le cabinet Facts & Figures, les assurances habitation ont ainsi bondi de 6 % à 12 % en 2024, avec l’entrée en vigueur de la fameuse « surprime » destinée à financer le régime des catastrophes naturelles.

Comme si notre pouvoir d’achat, déjà en lambeaux, pouvait encaisser sans broncher !

Et cerise sur le gâteau, voilà que les assureurs nous font aussi payer… les émeutes. Pascal Demurger ne cache rien.

Oui, les émeutes coûtent cher. Et oui, à la fin, ce sont les assureurs, et donc, fatalement, les assurés, à un moment donné, qui doivent en payer le prix.

En clair, même si vous n’avez rien détruit, vous allez régler la note des casseurs.

Certains vont même jusqu’à suggérer la création d’un fonds spécial « émeutes »… un nouveau guichet pour nous ponctionner davantage ?

Au final, le schéma reste implacable : quoi qu’il arrive, les compagnies viennent se servir directement dans notre portefeuille.

Pendant ce temps, silence radio sur un autre chiffre pourtant révélateur : les dividendes confortables versés aux actionnaires des grands groupes d’assurance, qui eux ne semblent pas souffrir du climat… ni des émeutes.

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