Les assassinats politiques de la Ve République les plus importants que l’on vous cache

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Découvrez les assassinats politiques méconnus de la Ve République, des affaires étouffées qui ont marqué l’histoire.
  • Plongez dans les détails troublants de ces meurtres, souvent passés sous silence par les médias.
  • Comprenez l’impact de ces assassinats sur la politique française et pourquoi ils restent secrets.

Le 30 octobre à 19h, Pierre de Frebourg est l’invité de Mike Borowski dans Géopolitique Profonde pour une émission coup de poing sur un sujet tabou : les assassinats d’État et la corruption institutionnelle. Derrière les apparences d’une République « démocratique », l’enquête révèle une mécanique de pouvoir vieille de plusieurs décennies — un système où la raison d’État sert de paravent au crime politique.

Les deux mâchoires du pouvoir : corruption et élimination

La République française n’a jamais été ce modèle de transparence que les présidents successifs prétendent incarner. Depuis plus d’un demi-siècle, les assassinats politiques et la corruption d’État marchent main dans la main, deux faces d’un même système destiné à protéger les élites. Selon Pierre de Frebourg, plus de 3 300 milliards d’euros se seraient évaporés dans les circuits occultes du pouvoir depuis la fin des années 1970, via commissions, caisses noires, marchés truqués et rétrocommissions internationales.
Mais ces détournements ne tiennent que parce que les témoins disparaissent. Le meurtre politique n’est pas une dérive : il est devenu un instrument de gestion interne du pouvoir. Chaque président de la Ve République, affirme de Frebourg, a couvert ou validé, directement ou non, des opérations d’élimination sous couvert de “raison d’État”.

Les morts qui dérangent : le fil rouge du secret d’État

De Mehdi Ben Barka à Pierre Bérégovoy, les mêmes schémas se répètent. Ben Barka, enlevé à Paris pour avoir menacé de révéler les circuits de financement occulte du régime gaulliste. Le juge François Renaud, abattu à Lyon après avoir ouvert un dossier liant grand banditisme et politique. Jean de Broglie, exécuté pour avoir voulu exposer un réseau de commissions illicites. Robert Boulin, retrouvé noyé après avoir dénoncé la mafia giscardienne. Tous savaient trop. Tous ont été réduits au silence.
Le scénario est immuable : un dossier explosif, une fuite potentielle, puis une mort suspecte maquillée en suicide ou en règlement de comptes. Les affaires Grossouvre, Mécili, Auriol ou Fouad Alia suivent la même logique. Chaque fois, la justice est paralysée, les preuves disparaissent, les témoins se taisent. Le mensonge d’État devient une méthode de gouvernement.

La République des fusibles

Sur les onze affaires majeures d’assassinats d’État recensées depuis 1965, six n’ont jamais été élucidées, trois ont été classées “suicide”, et seulement deux ont donné lieu à des condamnations mineures. Les exécutants sont sacrifiés, les décideurs protégés par le “secret défense”. Le système fabrique ses propres boucs émissaires pour sauver l’image de l’institution.
Pierre de Frebourg décrit ce fonctionnement comme une “bureaucratie de la mort politique” : une machine où l’élimination n’est plus un scandale mais un mode de régulation. L’État s’auto-blanchit, les médias détournent le regard, et la vérité s’efface derrière le confort du silence.

Une République pourrie de l’intérieur

Le lien entre la corruption massive et les assassinats politiques n’est plus une hypothèse : c’est la colonne vertébrale du système. Quand l’argent pourrit la hiérarchie, la peur devient le langage du pouvoir. La Ve République, née de la centralisation et du secret, a institutionnalisé la violence d’État comme outil de stabilité. De De Gaulle à Macron, la logique reste la même : protéger la caste, étouffer la vérité, et sacrifier la justice sur l’autel de la “raison d’État”.

L’enquête de Pierre de Frebourg met en lumière un fait dérangeant : le crime politique n’a pas disparu, il s’est professionnalisé. Les “suicides” d’hier sont les “accidents” d’aujourd’hui ; les manipulations d’hier deviennent les opérations psychologiques d’aujourd’hui. Et chaque fois, la même omerta.

“Quand la corruption devient un système, l’assassinat devient sa police interne.”
Cette phrase résume la thèse centrale de l’émission : dans la République des affaires, les morts gênants ne sont pas des erreurs — ce sont des avertissements.

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