Lenteur administrative, usines mortes : le cri de gueule de Stéphan Français

Stéphan Français propose de reprendre le site Brandt d’Orléans pour sauver des emplois et le reconvertir vers des technologies innovantes.

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Stéphan Français propose 25 millions d’euros pour sauver l’usine Brandt et garantir 150 emplois sur 350.
  • Il mise sur une stratégie hybride, rachetant les marques historiques pour y intégrer le savoir-faire de Thomson Computing.
  • Français dénonce la lenteur administrative, critiquant l’ouverture tardive des offres en 2026, menaçant l’urgence industrielle.
  • Il s’insurge contre le « saucissonnage » industriel, appelant à confier les entreprises à des spécialistes.

Le 24 décembre, Stéphan Français a soumis une offre de 25 millions d’euros pour l’acquisition du site Brandt de Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Cette unité de production, la plus vaste du groupe, est au cœur d’une tourmente sociale depuis la liquidation judiciaire actée le 11 décembre.

Le projet du patron de Thomson Computing garantit le maintien immédiat de 150 emplois sur les 350 postes que compte l’usine du Loiret, alors que 700 collaborateurs sont menacés à l’échelle nationale selon les chiffres du journal Le Monde.

L’électronique au secours de l’électroménager

L’entrepreneur mise sur une stratégie hybride pour assurer la viabilité du site orléanais.

Son programme prévoit le rachat des marques historiques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette afin d’y greffer le savoir-faire informatique de Thomson Computing.

« On a une offre de reprise des marques et de modernisation. L’idée c’est d’aller sur les nouvelles technologies, je veux apporter des lignes informatiques pour produire depuis Orléans sous la marque Thomson », explique-t-il sur RMC.

On a une offre de reprise des marques et de modernisation. L’idée c’est d’aller sur les nouvelles technologies, je veux apporter des lignes informatiques pour produire depuis Orléans sous la marque Thomson.

Cette mutation industrielle vise les secteurs porteurs des robots connectés et des dispositifs anti-drones.

Pour Stéphan Français, la survie passe par une rupture avec les échecs passés :

On ne peut pas rester sur un domaine qui n’a pas marché, il faut savoir continuer ce qui marche et ce qui est rentable et additionner de nouvelles familles.

Un combat frontal contre le « saucissonnage » industriel

Fort d’une expérience de quatorze ans dans le redressement de Thomson Computing, l’homme d’affaires revendique l’appui de la grande distribution.

Son indignation éclate toutefois le 25 décembre face aux lourdeurs de la procédure.

Le calendrier du liquidateur prévoit une ouverture de l’appel d’offres seulement en janvier 2026, une échéance jugée incompatible avec l’urgence industrielle.

« Je ne pense pas qu’il y a du scepticisme, il y a de la réglementation. C’est le liquidateur qui va décider. Le problème c’est le temps. On peut faire plein de choses mais il faut le faire bien », martèle-t-il.

Le repreneur dénonce une gestion technocratique qui menace l’unité des fleurons nationaux.

« J’en ai ras-le-bol qu’en France on ne comprenne pas qu’il faut donner les boîtes à des spécialistes, pas à des gens qui théorisent, qui saucissonnent en vendant les marques à droite et à gauche. On va dépecer la France ? C’est ça qu’on veut ? »

J’en ai ras-le-bol qu’en France on ne comprenne pas qu’il faut donner les boîtes à des spécialistes, pas à des gens qui théorisent.

Ce cri d’alarme pointe du doigt l’incapacité du système administratif à protéger l’outil de production face aux délais imposés par la réglementation.

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