🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le 21 octobre, une vidéo TikTok de la prison de la Santé menace Nicolas Sarkozy après son incarcération. Découvrez les détails de cette affaire.
- Ilies B. reconnaît les faits, invoquant l’ennui et la notoriété. Le parquet réclame une réponse sévère. Que s’est-il passé ensuite ?
- Le tribunal relaxe les deux détenus pour les menaces, mais les condamne pour usage de téléphones illicites. Pourquoi cette décision surprenante ?
Le 21 octobre, une vidéo TikTok émerge de la prison de la Santé, quelques heures seulement après l’incarcération de Nicolas Sarkozy.
Sur les images, un individu lance : « (Nicolas Sarkozy) va passer une mauvaise détention, on va venger Kadhafi, on est au courant de tout, Sarko ».
L’administration réagit immédiatement. Une enquête minutieuse parvient à localiser la cellule d’origine.
Une expertise comparative de voix désigne Ilies B., 28 ans, comme l’auteur « le plus probable » de cette saillie.
L’ancien chef de l’État se constitue partie civile et réclame 100 euros de dommages et intérêts.
Une procédure d’exception
Devant les juges, Ilies B. concède dans le box : « Je reconnais les faits : je suis l’auteur de la vidéo qui a été postée sur TikTok ».
Il invoque l’ennui et la recherche de notoriété numérique. Son ancien compagnon de cellule a, de son côté, rappelé que « toute la Santé était euphorique quand Nicolas Sarkozy est arrivé ».
Le parquet assume une réponse pénale extrêmement sévère. Le procureur justifie la célérité et l’ampleur des moyens alloués, notamment les perquisitions et les analyses techniques.
Selon lui, les autorités ne peuvent laisser un individu menacer impunément. Il assure par ailleurs que l’ampleur des investigations n’a « absolument rien de politique ».
Un an de prison ferme est requis contre l’auteur des propos et quatre mois contre son comparse pour la détention des téléphones.
Le verdict de relaxe
Le tribunal correctionnel de Paris désavoue toutefois l’analyse du parquet ce vendredi. Sa présidente explique lors de la lecture du jugement :
Le tribunal a estimé que les termes « M. Nicolas Sarkozy va passer une mauvaise détention » ne constitue pas une menace de mort. « On va venger Kadhafi », non plus, en tout cas pas de manière certaine.
Les juges ajoutent que l’infraction de menaces réitérées n’est nullement constituée.
Les deux hommes bénéficient donc d’une relaxe sur ce chef d’accusation. La condamnation ne porte que sur l’usage de téléphones illicites : six mois de prison pour Ilies B. et quatre mois pour l’autre suspect.
En raison de cette relaxe, Nicolas Sarkozy se voit débouté de sa demande d’indemnisation.
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