🔥 Les essentiels de cette actualité
- Macron veut museler le web avec un référé express contre vos commentaires sur les réseaux sociaux. Découvrez comment il vise à contrôler la liberté d’expression.
- Le président annonce un conseil de défense sur la lutte informationnelle et exige des actions rapides. Que cache cette obsession pour la régulation ?
- Face aux rumeurs sur son couple, Macron attaque en diffamation aux USA. Pourquoi l’Élysée s’inquiète-t-il des fausses informations tout en oubliant ses propres mensonges ?
Macron veut museler le web : référé express contre vos commentaires sur les réseaux sociaux
Poursuivant sa tournée des titres de la presse régionale, notamment après des escales à Toulouse et Arras, Emmanuel Macron s’est rendu la semaine dernière à Mirecourt, dans les Vosges, pour échanger avec les lecteurs du groupe Ebra.
Le thème central : la régulation des réseaux sociaux face aux risques qu’ils font peser, selon lui, sur la démocratie.
C’est dans ce contexte que le chef de l’État a encore montré son obsession pour le contrôle.
Il a annoncé avoir organisé « cette semaine » un « conseil de défense sur la lutte informationnelle » où il a exigé que le gouvernement lui rende un travail sur le sujet d’ici la fin d’année.
On le connaît bien : quand notre président parle de « défense », c’est rarement pour protéger nos libertés.
Cette fois, il vise directement la liberté d’expression en ligne en voulant instaurer la possibilité d’une action judiciaire « en référé » contre les « fausses informations » ou les « informations qui sont attentatoires » à la dignité d’une personne.
Le but est de pouvoir les bloquer en urgence. Il a précisé vouloir inscrire ce nouveau dispositif dans le « droit français », et ce « le plus vite possible ».
Ce mécanisme permettrait de demander à un juge « de statuer en 48 heures » et « d’obliger » le harceleur présumé à « fermer » ses publications. Il a pris l’exemple de ce qui existe « dans le domaine politique » :
On peut faire un référé fausse information quand il y a une fausse information sur quelqu’un, en 48 heures le juge peut obliger la plateforme à retirer parce que ça va toucher à la sincérité du scrutin.
Vexé par les attaques dont son couple fait l’objet, le chef de l’État a d’ailleurs déjà réagi personnellement.
Le couple présidentiel est confronté depuis des années à des campagnes de désinformation et à des rumeurs affirmant que Brigitte Macron serait « née homme ».
Il a intenté une action judiciaire en diffamation aux États-Unis contre l’influenceuse Candace Owens qui s’est emparée de cette affirmation, lui donnant un large écho aux États-Unis et dans le reste du monde.
N’est-ce pas curieux que l’Élysée s’inquiète tant des « fausses informations » alors que le pouvoir lui-même n’est jamais à court de mensonges ?
Pendant que les Français s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat, Macron préfère consacrer son temps à imaginer de nouveaux moyens de filtrer ce que nous pouvons dire ou lire.
À l’heure où les médias mainstream servent docilement la soupe au gouvernement, voilà qu’on cherche maintenant à museler les rares voix dissidentes qui subsistent. Une nouvelle façon d’étouffer toute opposition, sous couvert de « lutte » contre la désinformation.
Macron détourne l’attention des vrais problèmes
Interrogé par une femme qui s’est dite harcelée sur les réseaux par un collègue qui a continué à diffuser des images d’elle détournées par l’intelligence artificielle malgré une première condamnation, Macron s’est empressé de ramener l’attention sur lui.
Emmanuel Macron a souligné qu’il avait lui-même été « personnellement confronté au même genre de choses », et son épouse Brigitte Macron « encore plus ».
Le chef de l’État a ainsi détourné la conversation d’une vraie problématique touchant des milliers de Français pour se placer, une fois de plus, au centre du débat. Typique d’un président qui préfère parler de lui plutôt que d’apporter des solutions concrètes.
C’est toujours le même cirque avec Macron : quand un citoyen expose un problème réel, notre président nous sert un petit numéro d’empathie artificielle avant de passer à autre chose.
« On est totalement démuni. C’est-à-dire que ça prend un temps fou, ça continue, les gens le voient, il y a des fadas pour penser que c’est vrai. Et puis ça, ça vous mine », a dit le chef de l’État.
Il a ajouté : « Et là, on n’a aucun moyen de saisir le juge. Et donc ce vers quoi il faut qu’on aille, c’est de mettre vraiment en place » un système « de référé ».
Face à la propagation de ces rumeurs, le président semble à bout de nerfs. Faut dire qu’il n’a pas l’habitude qu’on lui résiste.
Depuis son palais doré, il découvre que le peuple ne gobe plus tout ce qu’on lui sert.
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