Le plan historique ressurgi : les néocons veulent morceler et piller la Russie

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le 16 novembre, Nicolas Tacchi dévoile le plan historique des néocons pour morceler la Russie. Historien et auteur, il analyse l’influence transatlantique et enseigne le SunDo.
  • L’Occident vise à affaiblir et fragmenter la Russie, redessinant la carte eurasiatique. Kaja Kallas et l’OTAN soutiennent cette stratégie, visant les ressources russes.
  • Le Forum des Nations Libres, soutenu par des think tanks américains, encourage les mouvements séparatistes pour déstabiliser la Fédération de Russie.
  • La confrontation oppose deux visions du monde : l’ordre unipolaire vs. le modèle multipolaire. Le projet atlantiste pourrait échouer, ouvrant une nouvelle ère de souveraineté.

Le 16 novembre à 9h, Nicolas Tacchi sera l’invité de Nicolas Stoquer et Lara Stam dans Le Libre Journal de Géopolitique Profonde. Historien de formation et archiviste de profession, il est l’auteur du livre Le Projet Atlantiste publié aux éditions Perspectives Libres. Depuis 2022, il contribue aux travaux du Cercle Aristote, où il analyse les mécanismes de l’influence transatlantique dans les sociétés occidentales.

Parallèlement à ses recherches, il enseigne le SunDo, art énergétique d’origine taoïste qu’il diffuse à Nancy au sein de la Haute École Internationale de SunDo qu’il a fondée. Il préside également une fédération dédiée aux disciplines associées. Ce double ancrage, stratégique et traditionnel, nourrit une vision du monde qui associe souveraineté, enracinement et lucidité sur les rapports de force contemporains.

L’objectif occidental : affaiblir et fragmenter la Russie

Les tensions géopolitiques actuelles s’inscrivent dans une stratégie de long terme visant à réduire l’influence russe. De Washington à Bruxelles, la classe dirigeante occidentale considère la Russie comme un obstacle majeur à l’idéologie atlantiste. La déclaration récente de Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, évoquant ouvertement l’idée d’un démembrement de la Russie, ne relève pas du hasard. Elle exprime un projet assumé : redessiner la carte du continent eurasiatique en supprimant toute puissance souveraine capable de contester l’hégémonie occidentale.

Les États baltes, la Pologne et les réseaux néoconservateurs américains alimentent cette dynamique. L’OTAN finance, encadre et soutient l’effort de guerre ukrainien comme une guerre par procuration contre Moscou. Sous couvert de “défense de la démocratie”, il s’agit d’une lutte économique et territoriale visant les ressources russes : gaz, minerais, forêts, Arctique. L’objectif final est la fragmentation, au prix d’une escalade aux conséquences potentiellement catastrophiques.

Le Forum des Nations Libres : un outil de déstabilisation

Dans cette logique, le Forum des Nations Libres de Russie, inauguré à Varsovie en mai 2022, joue un rôle central. Présenté comme une plateforme de défense des droits des peuples, il agit plutôt comme un instrument destiné à encourager les mouvements séparatistes et à affaiblir l’unité de la Fédération de Russie. Soutenu par certains think tanks américains réputés pour leurs stratégies offensives, il sert de relais à divers groupes militants : Tatars, Bouriates, Tchétchènes, Bachkirs et autres minorités encouragées à revendiquer l’indépendance.

L’analyse de Nicolas Tacchi montre combien ce dispositif s’inscrit dans une stratégie globale d’ingénierie territoriale. La guerre n’est pas seulement militaire ; elle est culturelle, psychologique et spirituelle. La Russie représente un contre-modèle fondé sur la souveraineté, la tradition et l’ancrage civilisationnel. La détruire reviendrait à éliminer l’un des derniers pôles de résistance à la mondialisation technocratique.

Une confrontation entre deux visions du monde

Le conflit dépasse largement la question ukrainienne. Deux systèmes se font face.
D’un côté, l’ordre unipolaire dominé par les États-Unis, soutenu par l’Union européenne, dont la survie repose sur le contrôle énergétique, monétaire et informationnel du reste du monde.
De l’autre, un ensemble de nations souveraines — Russie, Chine, Iran, Inde, BRICS+ — qui développent une alternative multipolaire fondée sur la coopération, la complémentarité économique et le rejet de l’hégémonie.

Le “projet atlantiste” visant à démanteler la Russie est déjà en marche. Sanctions économiques, sabotage énergétique, campagnes médiatiques, restrictions informationnelles et pressions diplomatiques composent un ensemble cohérent destiné à affaiblir Moscou. Pourtant, malgré l’ampleur de l’assaut, la Russie maintient sa stabilité. Si cette politique échoue, elle pourrait marquer la fin du cycle unipolaire et ouvrir une nouvelle ère de souveraineté internationale.

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