🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le chômage en France augmente de 0,1 point au T3 2025, atteignant 7,7 %. 44 000 nouveaux demandeurs d’emploi, portant le total à 2,4 millions.
- Les jeunes voient une légère baisse du chômage, mais les seniors subissent une hausse. Contexte social tendu avec l’inflation et des politiques contradictoires.
- Les délocalisations et la désindustrialisation accentuent la situation. Le gouvernement réduit les aides aux entreprises, aggravant la crise.
Le chômage en France augmente de 0,1 point au troisième trimestre 2025, atteignant 7,7 %.
L’Insee confirme ce 13 novembre une tendance inquiétante : 44 000 nouveaux demandeurs d’emploi portent à 2,4 millions le nombre total de chômeurs selon les critères du Bureau international du travail.
Chaque trimestre, des milliers de compatriotes rejoignent les rangs des sans-emploi. Les promesses de reprise économique restent lettre morte pour ceux qui veulent simplement gagner leur vie dignement.
Un contexte social sous tension
Cette hausse, que certains économistes proches du pouvoir tenteront de minimiser, s’inscrit dans un climat social déjà explosif.
L’inflation ronge le pouvoir d’achat des familles tandis que le gouvernement semble davantage préoccupé par sa communication que par la réalité du terrain.
Face à ces chiffres, l’Insee tente de rassurer : « Le taux de chômage est ainsi supérieur de 0,3 point à son niveau du troisième trimestre. »
Le taux de chômage est ainsi supérieur de 0,3 point à son niveau du troisième trimestre 2024, mais demeure nettement au-dessous de son pic de mi-2015 (-2,8 points).
Une manière élégante de faire passer la pilule, alors que les Français peinent toujours plus à joindre les deux bouts.
Et tout cela dans un « contexte budgétaire tendu », autrement dit : l’État serre la vis pendant que les factures s’accumulent sur la table de la cuisine.
Les causes profondes : mondialisation et désindustrialisation
Comment s’étonner de cette situation quand notre économie nationale a été sacrifiée sur l’autel de la mondialisation ?
Les délocalisations se poursuivent, l’industrie française agonise et les jeunes diplômés peinent à trouver leur place dans un marché du travail en berne.
Jean-Pierre Farandou, du ministère du Travail, explique que « la baisse du nombre d’emplois salariés était anticipée, dans un contexte économique et politique incertain, notamment pour l’alternance ». En clair : on savait que la situation allait mal tourner, mais personne n’a agi.
La baisse du nombre d’emplois salariés reste et était anticipée, dans un contexte économique et politique incertain, notamment pour l’alternance.
Pour ne rien arranger, l’Insee a discrètement révisé à la hausse ses chiffres du deuxième trimestre, passant de 7,5 % à 7,6 %.
Un petit 0,1 % qui, sur le papier, semble anodin, mais représente des milliers de vies bouleversées.
Jeunes et seniors : deux réalités opposées
Chez les jeunes, une légère éclaircie se dessine : le taux de chômage des 15-24 ans recule de 0,2 point pour atteindre 18,8 %, soit une baisse de 0,8 point sur un an. C’est l’un des rares signaux positifs d’un tableau économique bien sombre.
Pour les seniors, c’est l’inverse. Le chômage des plus de 50 ans grimpe de 0,3 point sur le trimestre et de 0,4 point sur l’année, pour atteindre 5,1 %.
Nos aînés, pourtant riches d’expérience, figurent parmi les premiers sacrifiés de cette économie en dérive.
Le deuxième trimestre avait déjà donné le ton avec 29 000 chômeurs supplémentaires. Le troisième enfonce le clou : 60 600 emplois disparus, soit une perte de 112 100 postes sur un an.
Des familles entières basculent dans l’incertitude, pendant que nos dirigeants persistent dans une politique stérile.
Des politiques contradictoires
Le gouvernement prétend lutter contre le chômage tout en fragilisant les entreprises. Ces dernières semaines, Bercy annonce vouloir soutenir l’emploi d’une main et réduit les aides de l’autre. Une incohérence devenue marque de fabrique.
Les aides à l’apprentissage en font les frais : dès 2025, les PME verront leurs subventions diminuer de 1 000 euros par jeune embauché, et les grandes entreprises perdront jusqu’à 4 000 euros par alternant.
On nous vante l’importance de la formation, mais dans les faits, l’État économise sur ceux qui embauchent. Une logique comptable qui finira, comme toujours, par se retourner contre l’emploi réel.
Des coupes budgétaires au pire moment
Ces restrictions arrivent alors que l’inflation étouffe déjà les marges des entreprises. La même élite qui prêche la rigueur trouve pourtant toujours des fonds pour des projets prestigieux, bien éloignés des préoccupations des Français.
Dans la version initiale du PLFSS, l’exécutif envisageait même de supprimer les exonérations de cotisations salariales des apprentis — une mesure qui aurait rapporté 400 millions d’euros aux caisses de l’État. Une nouvelle tentative de ponction sur le dos des jeunes et des entreprises.
Heureusement, la manœuvre a échoué : les députés ont massivement rejeté cette proposition, dans un rare moment de bon sens. Une victoire symbolique, mais fragile.
Une mesure rejetée, un combat qui continue
Supprimer ces exonérations aurait été un coup fatal pour l’apprentissage, déjà fragilisé par les crises successives.
Comme à son habitude, le gouvernement cherche à faire payer les plus vulnérables — ici, les jeunes en formation — plutôt que de s’attaquer aux véritables privilégiés du système.
Les chiffres, les décisions et les priorités se succèdent, mais le constat demeure : la France compte toujours plus de chômeurs, moins d’emplois, et un pouvoir politique qui refuse de regarder la réalité en face.
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