Au premier trimestre 2023, le géant Volkswagen a cédé sa place de premier groupe automobile de Chine à son concurrent local BYD, hautement compétitif sur la voiture électrique. Une rupture fondamentale pour la filière germanique.
Mercredi 10 mai, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe Volkswagen (VW), à Berlin, s’est produit un étonnant télescopage de deux époques. Wolfgang Porsche, membre du conseil de surveillance de VW et petit-fils de Ferdinand Porsche, concepteur de la première « voiture du peuple » allemande, la Coccinelle, fêtait ses 80 ans. Jamais la famille Porsche-Piëch, dont il est le patriarche, actionnaire majoritaire du groupe aux quelque 280 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 22,5 milliards de bénéfices en 2022, n’avait été aussi riche.
Dans le même temps, les actionnaires ont été nombreux à s’alarmer de la dramatique rupture en cours : Volkswagen a subi, au printemps, un cuisant revers, en perdant son titre de premier constructeur automobile de Chine, qu’il détenait depuis plus de deux décennies. Désormais, le chinois BYD, qui s’est lancé dans l’automobile en 2003 seulement, est leader du marché. Le déclin de VW est à considérer au regard de son énorme dépendance à la Chine : le constructeur y vend aujourd’hui quatre voitures sur dix.
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