La BCE et son étrange conseil : gardez du cash

La BCE recommande de garder du cash, un aveu qui révèle les fragilités du système financier

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • La BCE recommande de garder du cash chez soi, une note qui semble être une blague. Pourquoi ce soudain revirement ?
  • Le paradoxe : après avoir poussé vers le tout-numérique, la BCE reconnaît que le système bancaire n’est pas solide. Que cache cette volte-face ?
  • Le cash, bouée de secours en cas de panne technologique, comme lors de la coupure électrique en Espagne. Pourquoi le cash reste-t-il essentiel ?
  • La pandémie de Covid a montré que les citoyens préfèrent le concret des billets. Comment cette leçon influence-t-elle notre rapport à l’argent ?

Une note qui sonne comme une blague

La BCE recommande aux Européens de conserver entre 70 et 100 euros en liquide chez eux.

Dans une note publiée mercredi 24 septembre, l’institution nous prend pour des idiots avec son slogan digne d’une mauvaise blague.

Gardez votre calme et conservez de l’argent liquide.

Le paradoxe de la BCE

Cette même BCE qui pousse depuis des années vers le tout-numérique et la suppression progressive des espèces nous conseille soudainement de garder du cash sous le matelas ? Le paradoxe est saisissant.

Après avoir imprimé des milliards qui ont nourri l’inflation et étranglé nos économies avec ses taux d’intérêt, voilà qu’elle se mue en Cassandre et reconnaît implicitement que le système bancaire qu’elle contrôle n’est pas aussi solide qu’on veut nous le faire croire.

Quand tout tombe en panne, le cash reste

Les billets restent notre bouée de secours dans un monde technologique fragile.

On l’a vu lors de la coupure électrique d’avril qui a plongé l’Espagne, le Portugal et une partie de la France dans le noir : terminaux et distributeurs hors service, seul l’argent liquide permettait de continuer à acheter.

Le rapport qualifie le cash de « protection à faible coût contre une instabilité systémique majeure ».

L’argent liquide constitue une protection à faible coût contre une instabilité systémique majeure.

La leçon de Covid

La pandémie de Covid-19 a apporté une autre preuve éclatante : en quelques mois, plus de 140 milliards d’euros supplémentaires ont circulé, retirés massivement par des citoyens inquiets.

Face à l’incertitude, chacun a préféré le concret des billets à la promesse fragile des systèmes numériques.

Pendant qu’on nous rappelle soudain l’utilité du liquide, tout est fait en parallèle pour l’éliminer.

Les distributeurs disparaissent, les paiements en cash sont restreints, et au Parlement européen on planche déjà sur l’« euro numérique ».

Derrière l’« euro numérique » : le contrôle

Officiellement un progrès, en réalité un outil de surveillance qui permettra de tracer chaque dépense, de bloquer un compte à distance ou même de programmer la durée de vie de notre argent.

C’est aussi une réponse directe aux cryptomonnaies, qui échappent totalement au contrôle des banques centrales.

Le Bitcoin, avec toutes ses limites, a prouvé qu’une monnaie pouvait circuler librement hors du système bancaire.

Autant dire que l’euro numérique est moins un progrès qu’une contre-offensive destinée à reprendre la main face à ces alternatives incontrôlables.

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