🔥 Les essentiels de cette actualité
- Étude alarmante : polluants toxiques dans les écoles près de l’incinérateur d’Ivry. PFAS, dioxines et PCB détectés à des niveaux élevés.
- Enfants exposés à un cocktail chimique inquiétant dans l’air. Analyse d’un logement proche confirme la contamination.
- Collectif 3R dénonce l’absence de suivi des émissions. Demande d’analyses régulières pour identifier les sources de pollution.
- Inaction et mensonges des autorités face aux risques pour la santé publique. Les riverains réclament un air sain.
Une étude confirme la présence de polluants
Ce mercredi 24 septembre, le Collectif 3R, en collaboration avec Zero Waste France et Zero Waste Paris, a publié une étude menée d’octobre 2024 à février 2025 sur les filtres d’aération d’écoles proches de l’incinérateur d’Ivry-Paris XIII.
L’étude, réalisée avec l’aide des municipalités de Charenton-le-Pont et d’Ivry-sur-Seine, révèle la présence de PFAS, dioxines, PCB et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans tous les filtres analysés, à des niveaux bien supérieurs aux filtres témoins neufs.
Les filtres d’aération collectés montrent un cocktail chimique inquiétant. L’air extérieur autour des écoles est contaminé, et les enfants inhalent ces polluants pendant leurs cours.
Une analyse complémentaire, effectuée dans un logement à 700 mètres de l’incinérateur, a détecté des poussières contenant des taux de dioxines supérieurs à ceux observés dans des résidus d’incinérateurs hollandais, ainsi que des concentrations alarmantes de PFAS.
L’urgence d’une action concrète
Le Collectif 3R alerte sur l’absence de suivi continu des émissions de l’incinérateur.
Il demande l’analyse régulière des gaz pour identifier précisément les sources de pollution.
Les autorités restent silencieuses, laissant les citoyens exposés à ces substances toxiques sans contrôle strict.
L’incinérateur fonctionne depuis des décennies sans que l’on mesure réellement ses émissions.
Les PFAS, qualifiés de « polluants éternels », s’accumulent dans les sols, l’eau et le corps humain.
Les habitants ont toutes les raisons de s’inquiéter face à l’inaction et aux mensonges par omission des autorités.
Les habitants souhaitent un air sain, non seulement dans les écoles mais aussi dans les cours de récréation et leurs logements.
Mathilde Rousseau, coprésident du collectif 3R, insiste sur la nécessité de s’attaquer aux sources de pollution plutôt que de mettre des rustines.
L’étude récente confirme les craintes des riverains : pollution massive aux dioxines, PCB, métaux lourds et PFAS autour de l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine et d’autres sites européens.
Les réponses officielles
Depuis 2020, l’incinérateur accumule les scandales. Entre 7 000 heures sans suivi des émissions de dioxines et des dépassements constatés en février 2022, le mépris des autorités pour la santé publique est évident.
Les habitants restent sans réponses, tandis que les responsables gouvernementaux poursuivent des contrats industriels lucratifs.
Le président du Syctom, Corentin Duprey, affirme que l’activité de l’incinérateur respecte les seuils réglementaires et que le principe de précaution ne s’applique pas.
Entre la réglementation sur le papier et la réalité vécue par les riverains, le fossé se creuse chaque jour.
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