Grève : en Île-de-France, l’activité de l’hôtellerie-restauration a chuté de 30% à 60%

[…] Depuis vendredi (13 décembre), la situation de notre secteur s’est encore aggravée, explique Frank Delvau, coprésident de l’Union des métiers de l’hôtellerie et de la restauration (Umih), Paris-Ile-de-France. Jusque-là, tout le monde attendait de voir comment ça allait évoluer, mais faute de perspectives, maintenant, ce sont tous les congrès, toutes les réunions qui sont annulés. Du coup, dans les hôtels, ça n’est qu’annulation sur annulation ». Selon l’Umih, le taux d’occupation des hôtels à Paris est inférieur de 30 points à ce qu’il était en décembre 2018, qui était déjà un mauvais mois à cause des manifestations de Gilets jaunes.

Même constat du côté du Groupement national des indépendants, hôtellerie et restauration. Son président, Marcel Benezet, parle de « catastrophe » pour les établissements parisiens. « Le problème, c’est qu’on ne voit pas d’issue. Autour des grandes gares, du Nord, de Lyon ou de Montparnasse, les taux d’occupation sont en chute de 50% à 60% par rapport à décembre 2018. Le problème devient grave, car les hôteliers n’enregistrent plus de réservations, notamment pour Noël, ils ne reçoivent que des annulations. La situation n’est pas meilleure à Bordeaux ou à Toulouse, où les TGV ne circulent plus. Il n’y a qu’à Nice, où la clientèle est très locale, que ça va ».[…]

Le Parisien

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