Europe | Une société sans espèces pour « réduire les inégalités »

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Mr Carlo Enrico, président de MasterCard pour l’Europe de l’Ouest, vient de publier un article sur Les échos, assez édifiant sur les nombreux bienfaits supposés de l’opération, et autant dire que tout y passe. Pour ceux qui aimeraient à lutter contre ce type d’arguments fallacieux, voici des extraits tirés d’un article de Mme Simone Wapler, pour « Libre d’agir » :
Carlo Enrico – Enrico »Chaque année, les gouvernements nationaux en Europe perdent des milliards d’euros de revenus fiscaux. Une telle perte a un impact direct sur les investissements publics et touche les citoyens de près : les écoles, le système de santé, les infra­structures. »

Réponse : La fraude fiscale et sociale n’est pas le fait de l’existence ou non du cash. Elle est le résultat d’une intolérance grandissante face à l’impôt.

Les pays où l’utilisation du cash est plus importante qu’en France, comme l’Allemagne par exemple, ont une collecte fiscale largement aussi efficace que la nôtre. Plutôt que de supprimer une liberté fondamentale, ne vaudrait-il pas mieux supprimer le recours au déficit, restaurer le débat démocratique autour du bien-fondé de l’impôt et du coût réel de la politique sociale ?

« Cette dépendance constante aux espèces rend ces personnes extrêmement vulnérables à la perte ou au vol de leur argent, aux litiges liés au paiement. »

Réponse : Les petits délinquants se sont adaptés à l’évolution de notre société : ils savent très bien qu’ils récoltent de moins en moins d’espèces lors de leurs vols. Ils font leurs recettes avec les papiers d’identité, cartes Vitale, cartes de débit. En réalité, cette criminalité s’efface face à la criminalité en col blanc, plus efficace et plus lucrative : vol de données, usurpation d’identité, pyramide de Ponzi…

« Selon Ernst and Young, en doublant la valeur des transactions électroniques, un Etat réduirait le PIB de l’économie souterraine de 3,7 % et augmenterait son PIB d’environ 0,8 %. »

Réponse : L’histoire prouve pourtant que la criminalité est inhérente à toute société quelle que soit la forme de monnaie utilisée ; les trafiquants de drogue n’en sont qu’un aspect. La criminalité existait déjà même avant l’invention de la monnaie, à une époque où les échanges étaient limités à de très petites communautés. Les dealers pourraient très bien recourir au paiement en nature sous forme de prostitution ou d’esclavage — ce qui ne constituerait pas une grande avancée sociale ou un début de solution, nous semble-t-il. Ils pourraient également utiliser des crypto-monnaies, des armes, des métaux rares ou précieux…

Nota : Nous vous laissons le soin de lire les deux articles en question pour vous faire ou compléter votre propre opinion à ce sujet.

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