Dette américaine : UBS alerte sur des mesures extrêmes pour éviter la faillite

Avec une dette publique qui dépasse désormais 36 200 milliards de dollars, les États-Unis s’approchent dangereusement d’un point de rupture. Dans un nouveau rapport, la banque suisse UBS affirme que le gouvernement américain pourrait être contraint de recourir à des mesures de répression financière, pour éviter une explosion des taux d’intérêt et garder le contrôle sur sa dette.

C’est quoi, la répression financière ?

UBS explique que la répression financière consiste à forcer ou inciter artificiellement les investisseurs à acheter de la dette publique à faible rendement, ce qui permet au gouvernement de se financer à moindre coût. Concrètement, cela signifie brider les marchés pour contenir les taux d’intérêt.

Selon UBS, ce phénomène existe déjà sous une forme atténuée aux États-Unis, mais il pourrait être renforcé dans les années à venir.

Le levier caché : le ratio SLR

L’une des pistes envisagées par UBS concerne le Supplementary Leverage Ratio (SLR), une règle bancaire qui oblige les grandes banques américaines à détenir du capital face à l’ensemble de leurs actifs, y compris les obligations d’État.

UBS propose de réformer ce ratio, en excluant les bons du Trésor du calcul. Cela pousserait les banques à acheter davantage de dette publique, tout en renforçant la liquidité du marché obligataire.

Une stratégie temporaire… mais risquée

UBS pense que les États-Unis peuvent appliquer ces mesures de manière temporaire, à condition de les accompagner d’un plan de consolidation budgétaire, c’est-à-dire de réduction des dépenses et du déficit.

« Une répression financière généralisée semble envisageable pour un pays aussi riche et puissant que les États-Unis », souligne le rapport. « Mais elle doit rester temporaire pour éviter des distorsions économiques durables. »

La fin du libre marché ?

Ces déclarations confirment une tendance lourde : l’État pourrait reprendre le contrôle d’une partie du système financier pour éponger sa dette colossale. Une perspective qui inquiète de nombreux investisseurs et qui soulève une question centrale :

Peut-on encore parler d’un marché libre… quand l’État dicte les règles du jeu pour sa propre survie ?

IMPORTANT - À lire

Vous voulez aller plus loin que cet article et comprendre tous les enjeux géopolitiques actuels ? Chaque mois, notre revue papier décortique l'actualité géopolitique et économique pour vous offrir des analyses approfondies.

Ne vous laissez plus manipuler par des élites déconnectées du réel. Abonnez-vous à notre revue dès maintenant et recevez chaque mois des informations exclusives, des décryptages précis et des révélations sur les véritables enjeux qui se cachent derrière les décisions de nos dirigeants.

Reprenez le contrôle de votre épargne et de votre avenir !

Previous Article

Dette américaine : le milliardaire Ray Dalio alerte sur un crash imminent et propose sa “solution des 3%”

Next Article

Maria Zakharova dit toute la vérité sur Macron et Zelensky !