🔥 Les essentiels de cette actualité
- La Macronie rafle toutes les présidences des commissions à l’Assemblée, grâce au RN. Seule la commission des finances échappe à cette mainmise.
- La commission des finances, enjeu stratégique, reste aux mains de LFI. Une maigre consolation pour la gauche dans un hémicycle verrouillé.
- Le RN, arbitre des tractations, décroche des postes clés et choisit de soutenir les macronistes. Un arrangement révélateur des jeux de pouvoir.
- La gauche dénonce une collusion entre macronistes et RN, mais reste impuissante face à un système qui se perpétue.
Encore un revers pour la gauche ce jeudi : le « socle commun » macroniste et ses alliés raflent toutes les présidences des commissions permanentes à l’Assemblée, grâce aux voix opportunes du Rassemblement national.
Seule la commission des finances échappe à cette razzia et reste entre les mains d’Éric Coquerel, figure de La France insoumise. Une maigre consolation dans un hémicycle verrouillé par des tractations d’appareil.
La commission des finances, enjeu stratégique
C’est elle qui concentre toutes les convoitises. La « ComFi » dispose de pouvoirs d’enquête spéciaux lui permettant, en théorie, de mettre son nez dans les comptes publics.
Mais soyons clairs : tant que la gauche radicale la détient, personne n’attend un travail sérieux au service des contribuables.
Ce poste stratégique pourrait servir à remettre de l’ordre dans la maison France ; il demeure un théâtre d’ombres où les mêmes tirent les ficelles.
Le RN, arbitre des tractations
Au bureau de l’Assemblée, le RN a décroché deux vice-présidences et deux postes de secrétaires. Première victoire institutionnelle pour le groupe, aussitôt suivie d’un choix étonnant : ne briguer aucun fauteuil de commission, préférant offrir ses voix aux macronistes et à leurs alliés.
Ce petit arrangement révèle ce que beaucoup soupçonnaient : derrière les postures, certains au RN savent très bien composer avec le système.
La valse des postes au sein des commissions
Dans cette foire d’empoigne, les exemples abondent.
Alexandre Portier (LR) s’empare de la commission des affaires culturelles, évincant la socialiste Fatiha Keloua-Hachi.
Stéphane Travert (Renaissance) s’installe aux affaires économiques en lieu et place d’Aurélie Trouvé (LFI).
Philippe Juvin (LR) hérite du rôle stratégique de rapporteur général du budget, succédant à Charles de Courson, tandis que Thibault Bazin (LR) conserve la main sur le budget de la Sécurité sociale.
Les autres fauteuils se distribuent tranquillement : Florent Boudié (Renaissance) aux Lois, Frédéric Valletoux (Horizons) aux affaires sociales, Bruno Fuchs (MoDem) aux affaires étrangères, Sandrine Le Feur (Renaissance) au développement durable et Jean-Michel Jacques (Renaissance) à la défense.
Les habitués se replacent, les fidèles restent en poste, et le système se perpétue.
Réactions de la gauche
La gauche, reléguée au rang de spectatrice, crie au scandale.
Manuel Bompard (LFI) dénonce une « macronie agonisante qui fait la courte échelle aux fascistes ».
Arthur Delaporte (PS) assène : « On ne négocie pas avec l’extrême droite ».
Des paroles indignées qui sonnent comme un aveu d’impuissance dans un hémicycle où les jeux sont faits.
Le masque tombe
Derrière les discours de renouveau, rien n’a changé : les mêmes continuent de verrouiller les leviers de l’Assemblée.
Les commissions, censées contrôler le gouvernement, se réduisent à des butins de guerre pour les blocs dominants.
Voilà le vrai visage de la politique : une valse de sièges où les promesses s’évaporent et où le peuple reste spectateur de sa propre dépossession.
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