Amende contre X : l’USTR menace l’UE de ripostes

L'USTR menace Bruxelles de ripostes si l'UE persiste dans ses mesures contre les géants tech américains

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’USTR menace de représailles contre l’UE pour régulations jugées discriminatoires envers les entreprises tech américaines.
  • Marco Rubio dénonce une attaque contre les plateformes US, citant l’amende record de 120 millions d’euros infligée à X.
  • Washington propose un compromis : assouplissement des directives numériques contre abaissement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens.

Mardi, le représentant américain au Commerce (USTR) a lancé un avertissement sans frais : les États-Unis n’hésiteront pas à user de « représailles » contre l’Union européenne.

Washington exige l’assouplissement d’une régulation jugée « discriminatoire » dont l’unique but est de « restreindre, limiter et décourager » l’activité des entreprises américaines sur le Vieux Continent.

Dans un message publié sur X, l’USTR dénonce une hostilité persistante de l’UE et de certains États membres.

Ce harcèlement prend la forme de procès, d’impôts, d’amendes et de directives contre les fournisseurs de services originaires des États-Unis.

L’amende record contre X

Début décembre, la Commission européenne a infligé une amende de 120 millions d’euros au réseau social X.

Bruxelles reproche à la plateforme d’Elon Musk un non-respect du règlement sur les services numériques (DSA), une loi en vigueur depuis deux ans pour encadrer les contenus en ligne.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a fustigé cette décision.

Il y voit « une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain ». L’administration Trump prévient :

s’ils persistent, les États-Unis n’auront d’autre choix que d’utiliser tous les outils à disposition pour contrer ces mesures déraisonnables.

Des milliards d’amendes contre les géants techs américains

Le cumul des sanctions contre Apple, Google ou Meta atteint désormais plusieurs milliards d’euros ces dernières années.

Ces prétendus manquements à des règles européennes alambiquées cachent mal un déséquilibre flagrant avec le marché américain. L’USTR souligne une asymétrie injuste :

Des entreprises européennes de services ont eu la possibilité d’opérer librement aux États-Unis depuis des décennies, profitant de l’accès à notre marché et à nos consommateurs.

Des fleurons du Vieux Continent comme Publicis, Accenture, Capgemini, DHL, SAP, ASML ou Spotify prospèrent sans entraves chez l’Oncle Sam.

Même Mistral, la licorne française de l’intelligence artificielle, bénéficie d’une liberté totale pour innover.

Washington brandit la carotte douanière et le bâton législatif

Le gouvernement américain propose un compromis pour apaiser ces tensions : un assouplissement des directives numériques contre un abaissement potentiel des droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens. À défaut d’accord, la riposte sera implacable.

Si des mesures de représailles étaient nécessaires, la loi américaine permet la mise en place de droits d’entrée ou de restrictions aux services étrangers, parmi d’autres possibilités, prévient l’USTR.

Cet avertissement vaut également pour les autres nations tentées d’imiter la stratégie de l’UE.

Quiconque suivra l’exemple de Bruxelles s’exposera à une réponse identique et sans délai de la part de Washington.

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