🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le 5 janvier, la justice parisienne condamne dix individus pour diffusion de rumeurs sur Brigitte Macron, avec des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme.
- Les prévenus accusés d’avoir relayé des insultes sur le genre et l’âge de Brigitte Macron, devront suivre un stage de sensibilisation au respect en ligne.
- Brigitte Macron engage des poursuites en France et aux États-Unis, décrivant l’impact profond sur sa famille, notamment ses petits-enfants confrontés à des rumeurs.
- La campagne de désinformation, orchestrée par des figures comme Zoé Sagan et Amandine Roy, a eu un retentissement mondial, alimentée par des vidéos virales et des publications controversées.
Ce 5 janvier, la justice parisienne a rendu son délibéré contre dix individus poursuivis pour une « volonté de nuire » manifeste.
Les prévenus, âgés de 41 à 65 ans et venus de toute la France, étaient accusés d’avoir diffusé ou relayé des insultes et des rumeurs sur le genre de Brigitte Macron ainsi que sur son écart d’âge avec le président.
Le tribunal a prononcé des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme. Huit d’entre eux écopent de quatre à huit mois de prison avec sursis pour l’usage de « termes malveillants, dégradants et insultants ».
Ces propos visaient la supposée identité transgenre de la Première dame et une « prétendue pédocriminalité ».
Le président du tribunal, Thierry Donard, a infligé la peine de six mois ferme à l’unique prévenu absent lors des audiences des 27 et 28 octobre.
Un dernier condamné échappe à l’emprisonnement mais devra suivre, à l’instar de ses neuf co-prévenus, un stage de sensibilisation au « respect des personnes dans l’espace numérique ».
Tous sont condamnés à verser solidairement une amende de 10 000 euros.
Sanctions ciblées contre les instigateurs
Le procureur Hervé Tétier a désigné les profils les plus influents comme les « instigateurs » de cette campagne.
L’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme de Zoé Sagan, reçoit la peine la plus lourde avec huit mois de prison avec sursis.
La médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler sont condamnés à six mois de sursis chacun.
Le jugement s’accompagne d’une interdiction d’utiliser leurs comptes sur les réseaux sociaux durant six mois.
Me Jean Ennochi, conseil de Brigitte Macron, voit dans ces suspensions et dans les stages de prévention l’essentiel de la décision judiciaire.
Un impact familial profond face à une rumeur mondiale
La diffusion massive de fausses informations sur le couple présidentiel a poussé Brigitte Macron à engager des poursuites en France et aux États-Unis.
Lors de son dépôt de plainte fin août 2024, elle a décrit le « très fort retentissement » de ces attaques sur son entourage. Ses petits-enfants ont été confrontés à l’affirmation que « leur grand-mère est un homme ».
Leur grand-mère est un homme.
Dimanche soir sur TF1, l’épouse du chef de l’État a réaffirmé sa détermination : « Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement. Mais si je ne montre pas l’exemple, ça va être difficile. »
Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement.
Elle a par ailleurs interdit toute atteinte à sa « généalogie ».
On ne touchera pas à ma généalogie.
Sa fille, Tiphaine Auzière, a témoigné devant une salle comble des conséquences de cette infox sur la santé de sa mère, décrite comme « en permanence sur le qui-vive ».
Face à cela, la majorité des prévenus a plaidé la « satire » ou le droit d’informer sur une prétendue vérité « cachée ».
La genèse de la machine à rumeurs
Le compte X de Zoé Sagan, désormais suspendu, qualifiait les 24 ans d’écart entre les époux Macron de « crime sexuel » et de « pédophilie cautionnée par l’État ».
Amandine Roy est à l’origine d’une vidéo virale de quatre heures publiée en 2021.
Elle y affirmait que Brigitte Macron n’avait jamais existé et que son frère, Jean-Michel, aurait usurpé son identité.
Bien que relaxée en appel en juillet 2024 dans un autre volet pour diffamation, cette vidéo a constitué le socle de la rumeur.
Le journaliste Xavier Poussard, dont le cas a été disjoint car il réside à Milan, est identifié comme l’autre moteur de cette campagne.
Auteur de l’ouvrage Becoming Brigitte, il s’est lié à l’influenceuse conspirationniste américaine Candace Owens. Les vidéos de cette dernière ont offert une audience internationale à la thèse transphobe.
Plusieurs condamnés parisiens avaient notamment relayé une couverture détournée du magazine Time présentant Mme Macron comme « l’homme de l’année ».
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