Les 3 300 foyers fiscaux de la ville de Pérols (8 770 habitants), près de Montpellier (Hérault), vont vivre un automne difficile avec la hausse de 36 % des taxes foncières et d’habitation. C’est le conseil municipal qui a voté cette décision sous le regard du trésorier public général alors que la commune a été placée sous sa surveillance. « Cela représente un bond conséquent alors que nos revenus, ma retraite et celle de ma femme, n’ont pas bougé depuis cinq ans. Selon mes calculs, la taxe foncière va passer de 1 694 € à 2 032 €. La taxe d’habitation va prendre le même chemin : de 1 309 € à 1 570 €. On va devoir moins dépenser, moins sortir », explique, dépité, Daniel Cohen, 67 ans, ancien chef de ventes chez Orange, retraité qui vit avec sa femme. Il n’est pas le seul à s’étrangler devant son avis d’imposition. « Je viens de recevoir ma taxe foncière. Cela dépasse les 2 000 €. Je ne sais pas comment on va faire pour payer », s’exclame cette mère de deux enfants dont les revenus et ceux de son compagnon n’ont pas bougé d’un euro.

« Ils ont raison d’être colère. Je suis en colère moi-même. Mais on ne peut pas faire autrement à cause de la situation financière de la ville, dont la dette dépasse les 12 M€ », assène le maire UDI Jean-Pierre Rico, élu en 2014 et qui vient de gagner un nouveau surnom : Monsieur 36 %.

Le maire pointe un désengagement de l’État

L’élu, qui crie à l’étranglement et au désengagement de l’Etat, dresse la liste des « poubelles financières » laissées par son prédécesseur ou déposées par l’Etat : baisse des ressources de la DGF (dotation globale de fonctionnement) de 515 000 €, augmentation des salaires des fonctionnaires (426 000 €), amende pour absence de logements sociaux (424 000 €), plus le remboursement de la dette (1,3 M€). « Nous aurions dû augmenter les impôts dès 2015 et nous avons fait des économies en …

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