Une balle dans le genou : les sanctions font mal – mais pas à la Russie

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Sanctions de l’UE

Bien que la majorité des Autrichiens ne veuillent pas se geler « pour Poutine » l’hiver prochain, le gouvernement noir-vert soutient les sanctions en vigueur contre la Russie. Mais elles n’y arrivent pas du tout comme prévu.

« Des sanctions inefficaces ? », demande ce jeudi le quotidien Die Welt. Et en résume dès le sous-titre la quintessence :

En avril, la Banque mondiale prévoyait encore un effondrement économique de 11,2% en 2022 pour la Russie, et a entre-temps reculé ce chiffre à 8,9% seulement. La tendance est encore à la baisse.


La banque centrale russe a annoncé il y a quelques jours que les craintes d’une contraction de l’économie de 8 à 10% en raison des sanctions occidentales avaient été surestimées. La Russie ne sera pas touchée aussi durement qu’après la crise financière de 2009.

Les leçons de l’histoire

Depuis les dernières sanctions occidentales – oui, les États-Unis et leurs vassaux jouent à ce jeu depuis des années ! – la Russie s’est délibérément rendue moins dépendante des importations, politique qui porte aujourd’hui ses fruits. Certes, des produits importants manquent, surtout dans le domaine de la fabrication, mais la situation est loin d’être aussi dramatique que ce qui est présenté dans les médias mainstream occidentaux.

Une autre chose ne devrait pas plaire aux fauteurs des sanctions: la monnaie russe s’est consolidée à plus de 40% par rapport au dollar depuis le début de l’année. À cela s’ajoute l’énorme augmentation des revenus issus de la vente de pétrole et de gaz naturel, car la Russie continue à honorer ses contrats de livraison. Le trésor de guerre n’est pas seulement rempli au sens propre du terme, il l’est de manière inattendue !

L’Europe chancelle

Si l’on met en parallèle les évolutions et les perspectives dans les pays occidentaux, le bilan est triste, car l’Europe vacille. Le ministre fédéral allemand des Finances, Christian Lindner (FDP), a déjà promis à la population des privations qui dureront plusieurs années, des années de « renoncement dans l’intérêt d’objectifs supérieurs », pour ainsi dire, afin de punir la Russie pour son attaque contre l’Ukraine et d’assurer la domination américaine.

Il y a quelques jours, Agenda Austria a analysé les conséquences qu’entraînent ces « intérêts supérieurs » pour l’Autriche, et plus précisément l’impact que pourrait avoir une réduction des livraisons de gaz en provenance de Russie. Si la Russie livre 25% de moins, l’économie risque de perdre 2,4 points de croissance – ce qui devrait coûter environ 40 000 emplois. Et ce ne sont « que » les effets de la réduction des livraisons de gaz !

Les citoyens ne sont pas consultés

De plus, les citoyens ne soutiennent pas cette politique ! La majorité des Autrichiens ne veulent ni avoir froid, ni se serrer la ceinture pour « crâner face aux Russes ». Cette volonté devrait encore diminuer lorsque la population se rendra compte que les sanctions frappent plus durement les pays qui les ont imposées que le pays qu’elles devraient frapper.

source : Unzensuriert

via Euro-Synergies

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