Un printemps brûlant

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Se réveiller et fumer une clope, les habitudes sont les habitudes, pas de café il est trop tard dans la journée, c’est le réveil d’un prochain macadam.

Le soleil est là, quel plaisir qu’il accompagne le retour du printemps, on se met de nouveau à hésiter à faire griller la viande sur le barbeuc.

Il est sûr qu’avec les beaux jours, quelque chose se remet en marche, un dynamisme qui hibernait, l’envie ? Je crois que c’est son nom.

Que les journées sont si belles et ordinaires.


Puis vint le temps de préparer le repas, on allume ordinateurs ou télés pour avoir un fond de son, les infos sont allumées et les nouvelles viennent de tomber.

Attentat à Paris, Lyon, Marseille, c’est le plus gros attentat perpétré en terre française, état d’urgence est déclaré, dans les ministères on parle même de guerre civile mais on évite ces mots en public le risque que le champ de blé prenne feu n’a jamais été si près.

La nouvelle présidente élue à la surprise de ceux qui distribuent les cartes, prouve que rien comme politique peut éviter ce que l’histoire appellera avec le temps « purge des hommes du 21 ème siècle ».

Interloqués, on regarde dehors, c’est la province ( inspirer à fond), les oiseaux et les abeilles sont dans leur cycle naturel, le soleil est resplendissant, le barbeuc avance bien.

Le regard revient sur la télé, une tentative d’attentat sur plusieurs dirigeants d’états européens a été évitée de justesse : la ministre anglo-saxonne est juste touchée au bras, le Kaiser est sain et sauf, la France elle ne se soucie guère de sa présidente, trop rigide, crispé tel deux plaques tectoniques qui se tendirent des décennies durant sans jamais relâcher la pression, le tremblement de terre a lieu, l’épicentre que sont les grandes villes tremblent, flambent, mise à feu, décidément chaque siècle à ses années noires!

Un crépitement fait bondir, le barbeuc joue des tours et mêle dehors et dedans, le cœur palpite tout ça est de trop, mais le silence du derrière de la fenêtre apaise et rappelle que tout ceci n’est que dans la télé, aujourd’hui qu’importe c’est barbeuc, on a travaillé et attendu tout l’hiver pour ça!

Une dernière fois un regard sur la télé, un animateur intervient et conclut ce docu/fiction:  » Quand la réalité dépasse la fiction », rapide mais mortifiant! Les images ont effectivement ce pouvoir de nous accrocher qu’importe la teneur, le barbeuc de toute façon est prêt et c’est la seule réalité de cette journée.

Reste néanmoins un goût d’intranquillité, une gêne inconsciente. Le documentaire a rappeler qu’un futur proche aussi noir est possible, que les tensions emmagasinés ressortent un jour, qu’au fond la vie est un cycle et dans ce cycle il y a une étape obligatoire de remise à zéro et l’histoire a démontré que les homme en tout cas en France n’ont su le faire sans ses larmes et son sang.

Je prête à penser que Marianne qu’importe son visage est au bord du burn out…Qu’elle s’arrête et qu’elle se regarde, elle a besoin de se retrouver.

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