Le président américain Donald Trump est-il victime d’un chantage de la part de la Russie ? C’est la vraie question que se pose non seulement le public américain, alors que la cote de popularité de Trump est proche de 30%, mais aussi le monde entier. Pour répondre à cela, nous devons poser des questions que personne ne pose. Pourquoi est-ce que la presse ne semble jamais poser les questions vraiment gênantes ?

Revenons en arrière et observons le 11 septembre, juste pour un exemple. Et si, disons après l’attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, les États-Unis avaient envahi le Canada à la place [du Japon, NdT]. Après tout, le Canada est plus proche, a des tonnes de pétrole et peu d’armes à feu.

Si les États-Unis avaient envahi le Canada et que les hommes ayant survécu à Pearl Harbor étaient rentrés à la maison, des histoires d’avions japonais plutôt qu’un mystérieux sous-marin canadien auraient-elles été outrageantes ? Y aurait-il eu une enquête ? Que serait-il arrivé aux gens qui ont tout dissimulé et envoyé l’armée américaine au mauvais endroit ?

C’est pourtant exactement ce qui s’est passé après le 11 septembre. Les services secrets israéliens ont envoyé de faux renseignements à leurs partenaires néoconservateurs, à Washington et Londres, des renseignements fabriqués de toutes pièces, des programmes nucléaires imaginaires, des armées imaginaires d’al-Qaïda, des bases d’entraînement imaginaires dans tout l’Afghanistan que personne n’a jamais trouvées, et maintenant des millions de personnes en sont mortes.

Ceux qui ont raconté ces mensonges sont des multi-milliardaires possédant une presse complice ne remarquant jamais rien, ne posant jamais de question, ne jetant jamais un coup d’œil derrière le rideau.

Passons à 2016 et à notre dossier. Est-ce que Trump est soumis à un chantage pour avoir été filmé alors qu’il se livrait à des actes sexuels dégoûtants et sales et, par sale, nous voulons dire que la chambre d’hôtel aurait besoin d’être brûlée au lance-flammes. Notre évaluation en déduit un « probablement » avec un penchant très net vers un « oui, absolument ».

Notre évaluation est basée sur l’analyse de son comportement d’antan, sur la crédibilité réelle du dossier, qui est élevée, et la façon dont ses politiques réelles et son comportement, après avoir accédé à la présidence, indiquent un dirigeant compromis sur lequel on a des moyens de pression.

Voici ce que nous savons.

Trump a parlé de la Russie et de la Syrie et comment il allait s’associer avec la Russie pour combattre l’EI. Trump a parlé de beaucoup de choses, mais ce n’était que des paroles vides. Les véritables politiques de Trump ont été de trahir la Russie à chaque occasion, comme l’a récemment noté le président russe Vladimir Poutine.

Trump a poussé pour établir de nouvelles sanctions contre la Russie, mais pire que cela, le futur partenariat américain avec la Russie contre État islamique et ses organisations sœurs a commencé à s’effondrer avant même qu’il ne soit mis en œuvre.

L’imagerie satellitaire militaire russe a montré que les États-Unis travaillaient main dans la main avec EI, que les Kurdes, alliés des Américains, ont traversé la province syrienne de Deir Ezzor sans le moindre blessé, et que les unités d’EI pouvaient franchir sans problèmes les lignes militaires kurdo-étasuniennes pour attaquer l’armée arabe syrienne.

Ensuite, nous avons l’attaque de missiles de Trump contre la Syrie en avril 2017, en réponse à une prétendue attaque au gaz sarin par le gouvernement de Damas. Tous les indices indiquent qu’il n’y a pas eu d’attaque au gaz, des preuves filmées prouvent que ce n’était qu’une mise en scène, des témoins oculaires racontent que des équipes de presse de Reuters et d’Al Jazeera sont arrivées plusieurs jours avant l’événement.

Ce qui est oublié, non seulement oublié mais activement caché par les « fausses nouvelles » que Trump critique quotidiennement, est ceci :

Dès 1994, Trump appartenait à une puissance étrangère. Mais ce n’était pas la Russie. C’était quand l’ami proche de Trump, proche mais maintenant oublié, le criminel sexuel condamné Jeffrey Epstein, a « régalé » Donald avec une petite amie, selon des documents judiciaires déposés à New York le 26 avril 2017.

Elle avait 13 ans à l’époque, selon les documents de la cour et, selon son avocat Thomas Francis Meagher, Trump l’a violée à plusieurs reprises et a ensuite menacé de faire tuer toute sa famille.

Trump s’est également, selon les documents de la cour, vanté du meurtre d’une jeune fille de 12 ans nommée Maria.

En fait, il y a presque autant de plaintes déposées contre Trump que contre Harvey Weinstein.

En 1994, alors qu’Epstein et Trump étaient des amis proches, Epstein était « pris en main » par un agent des renseignements connu de l’État d’Israël, la fille de Robert Maxwell, Ghislaine Maxwell.

Maxwell, né Jan Ludvik Hyman Binyamin Hock, de parents juifs orthodoxes en Tchécoslovaquie, a été accusé d’avoir aidé Israël à kidnapper le lanceur d’alerte Mordechai Vanunu, qui dénonçait le programme d’armes nucléaires illégal d’Israël.

Revenons quelques années de plus en arrière quand Trump se retrouvait entouré de gangsters comme Felix Sater et son groupe Bayrock. À vrai dire, Trump ne soutient pas du tout la Russie, pas même une minute, mais soutient Israël, y compris dans sa tentative de diviser la Syrie et d’y mener une guerre terrestre contre la Russie, le point culminant évident de toute opération militaire américaine contre Assad. [Mais aussi dans son irrationnelle remise en question des accords avec l’Iran, en désaccord avec le monde entier, sauf le couple Israël / Arabie saoudite, NdT]

En 1991, un Donald Trump en faillite a ramené, nous voulons dire « blanchi », jusqu’à 300 millions de dollars par an en argent mafieux. Ce sont les « investisseurs russes »dont parlait Donald Jr., presque tous nés en Russie et presque tous passant au moins une partie de l’année en Israël.

C’est pourquoi Trump soutient le nettoyage ethnique de la Cisjordanie, alors qu’aucun autre président ne l’a fait. Ce n’est pas une question mineure, ce sont des crimes de guerre, le soutien au nettoyage ethnique est directement en violation de la Convention de Genève, et Trump fait exactement cela, un crime de guerre.

Les autres présidents utilisaient le bon sens, peut-être même la morale, ou avaient simplement peur de commettre des « crimes contre l’humanité ». Trump n’a montré aucune de ces caractéristiques.

Ce qu’il n’a pas montré, c’est qu’il ait déjà travaillé pour la Russie, pas le moindre indice.

Gordon Duff

Note du Saker Francophone

Gordon Duff a lui même indiqué qu'il mélangeait le vrai et le faux donc les annonces dans cet article sont à prendre avec précaution. Mais si New Eastern Outlook a publié cet article, on peut penser que cela lui donne un certain poids.

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

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