A peine les ordonnances Travail dévoilées, le Medef salue seulement « une première étape » et la ministre Muriel Pénicaud prévient que ce n’est pas « une baguette magique » contre le chômage. On nous aurait menti ?

Ce devait être l’alpha et l’oméga de la lutte contre le chômage. La réforme du code du travail, ce fameux gros livre rouge qui pesait tant sur le marché du travail, devait permettre de « libérer les énergies », de « simplifier la vie des patrons » avec à la clef, pour les salariés, cette promesse réitérée par Emmanuel Macron dans son interview au Point : « La réforme du marché du travail (…) doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat ».

A peine trois mois après l’élection du nouveau président de la République, les ordonnances Travail ont été présentées ce jeudi 31 août. « Une réforme ambitieuse, équilibrée et juste », a vanté le Premier ministre Edouard Philippe, soulignant qu’après « des décennies de chômage de masse »« personne » avant cette réforme ne pouvait « sérieusement soutenir que notre droit, et notre droit du travail en particulier, favorise aujourd’hui l’embauche ».

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