Police : le pistolet à impulsion électrique va remplacer la technique de l’étranglement

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« Personne ne doit risquer sa vie lors d’une interpellation. » Invité ce matin de BFMTV, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a répété ce qu’il avait annoncé lundi, affirmant la suppression de la clé d’étranglement comme technique d’interpellation. Le ministre a en revanche tout de suite mis un bémol, rappelant que les policiers devaient disposer « d’autres moyens techniques d’interpeller ».

 

Pour compenser la disparition de cette technique d’interpellation, le ministère de l’Intérieur va, selon nos informations, généraliser la dotation du pistolet à impulsion électrique (PIE). « C’est la corrélation obligatoire, assure une source proche du dossier. On est obligé de donner aux policiers un moyen de compenser. » […]


Cette généralisation se heurte toutefois à quelques problématiques. Actuellement, l’utilisation du pistolet à impulsion électrique n’est pas enseignée dans les écoles de police. Pour être équipé, un agent doit passer une habilitation supplémentaire. Les formations continues vont devoir se multiplier dans les mois à venir. […]

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« Il va falloir des achats en masse de cette arme intermédiaire », assure Fabien Vanhemelryck. « Il en faut au moins un par équipage », confirme David Le Bars. Les différents syndicats s’accordent en tout cas sur l’erreur de timing du ministère de l’Intérieur qui « aurait dû généraliser le port du pistolet à impulsion électrique avant la suppression de la prise par le cou », estime David Le Bars.

Ceci dit, l’usage régulier du pistolet à impulsion électrique a déjà été amorcé. Dans son rapport rendu public, lundi, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, indique une augmentation de 30 % son usage alors que celui du lanceur de balles de défense (LBD) et grenade de désencerclement est en baisse. Il a aussi l’avantage d’être équipé d’une caméra en cas de tir.

Mais sa généralisation ne risque pas forcément de calmer ceux qui dénoncent une police violente. « C’est une arme qui comporte des risques, explique un formateur de la police. Si on ne sait pas que des gens ont des problèmes de cœur et que l’on tire, on les expose à plus de danger qu’avec une prise par le cou. » Un rapport d’Amnesty International a ainsi comptabilisé 334 cas de morts aux États-Unis entre juin 2001 et août 2008 après l’usage d’un pistolet électrique.

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