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Point de situation en Syrie après des années de conflit

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16.03.2023 

La guerre en Syrie dure déjà depuis 12 ans, le 15 mars 2011 est considéré comme la date de début du conflit. À cette époque, en plein Printemps arabe, la république a été submergée par des manifestations de masse. En fin de compte, la crise politique a dégénéré en affrontements violents, dans lesquels des forces extérieures étaient ensuite impliquées. En particulier, la Turquie soutient l’opposition syrienne. Au cours des premières années, les États-Unis, l’Arabie saoudite et le Qatar lui ont également apporté leur soutien. 

Malgré l’arrêt des combats d’envergure, on ne peut pas dire que le conflit syrien soit gelé. Des affrontements isolés ont encore lieu sur le territoire du pays, impliquant notamment des États étrangers. 

Actuellement, environ 65% du territoire est sous le contrôle du gouvernement syrien. La plupart des provinces nord-est de Raqqa, Hassaké, ainsi que les parties nord de la province de Deir ez-Zor sont contrôlées par les Forces démocratiques syriennes, composées principalement de milices kurdes. Une partie d’Idlib est occupée par le mouvement radical Hayat Tahrir al-Cham. Plusieurs quartiers d’Alep, Raqqa, Hassaké et Idlib se trouvent sous le protectorat effectif d’Ankara, établi à la suite des opérations militaires turques Bouclier de l’Euphrate, Rameau d’olivier et Source de paix. 

Un foyer de terrorisme persiste en Syrie. Le pic de l’activité de la menace extrémiste est survenu en 2015, lorsque l’État islamique (EI) a pris le contrôle de nombreuses grandes villes. Bien que les forces principales de ce groupe aient été vaincues, des cellules dormantes de l’EI continuent de sévir dans le désert syrien. Selon l’ONU, entre 6.000 et 10.000 terroristes de l’EI se trouvent en Syrie et en Irak, sans parler des représentants d’autres organisations. De plus, des milliers de terroristes sont détenus dans des prisons syriennes (y compris celles contrôlées par les Forces démocratiques syriennes), qui deviennent des foyers d’idéologie djihadiste. 

Le risque d’escalade entre les pays demeure. En effet, la base militaire américaine d’Al-Tanf se trouve dans la province sud-est de Homs, près des frontières jordaniennes et irakiennes. La Syrie peut également être considérée comme un point d’appui pour la Russie au Moyen-Orient. En 2015, la Russie a lancé une opération militaire contre l’EI après que Damas a sollicité l’aide de Moscou. Actuellement, la base aérienne russe de Hmeimim et la base navale de Tartous sont situées en Syrie. L’Iran a considérablement augmenté sa présence dans le pays au cours des dernières années. La Turquie, quant à elle, met régulièrement en garde concernant la possibilité de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie contre les milices kurdes. 

Ainsi, il n’est pas exclu que les relations tendues entre Moscou et Washington se transposent en Syrie. D’un autre côté, la crise syrienne peut montrer que la Russie et les États-Unis sont capables de trouver des points de convergence, même dans une situation complexe comme celle qui s’est établie en Ukraine. 

Un autre problème est la crise humanitaire grave. Selon l’ONU, 90% des Syriens vivent en dessous du seuil de pauvreté. En 2022, l’organisation internationale n’a alloué que 47% du montant nécessaire pour la mise en œuvre des programmes humanitaires. Les problèmes humanitaires sont aggravés par la pénurie de carburant ainsi que les prix élevés des denrées alimentaires. 

Les difficultés économiques majeures exacerbent la situation. Le conflit favorise une économie souterraine qui joue un rôle important en Syrie, et cela maintient un niveau élevé de corruption. L’infrastructure civile n’a pas encore été rétablie dans le pays, et les sanctions imposées par les États-Unis et l’UE à l’encontre de Damas entravent la reprise économique. 

La guerre en Syrie a montré que la solution militaire au conflit était vouée à l’échec et que l’établissement d’une paix politique était pratiquement la seule possibilité de résoudre la crise. Cependant, le problème kurde non résolu reste l’un des principaux obstacles à la résolution du conflit. Les régions nord-est de la Syrie, contrôlées par les Forces démocratiques syriennes, revendiquent une large autonomie politique et économique. 

Il ne sera pas possible de progresser sans un accord entre le gouvernement de Damas et les Kurdes syriens sur la structure post-guerre du pays. La disposition du gouvernement à rechercher un compromis prenant en compte les intérêts de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie pourrait aider à résoudre la crise. L’expérience réussie de l’Irak, où les Kurdes ont bénéficié d’une autonomie assez large, pourrait servir d’exemple pour résoudre un problème similaire.

L’information obtenue à partir de sources ouvertes

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