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Partage de l’Ukraine: ce que cache le renforcement du groupement de l’Otan en Europe

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02.02.2023 

L’expression « le calme avant la tempête » convient le mieux pour la situation actuelle dans la zone de l’opération militaire spéciale en Ukraine. Il est évident que les forces russes se préparent à une vaste offensive. Et cela arrivera prochainement, car une erreur par rapport au délai de lancement de l’opération pourrait coûter très cher, et elle doit être la plus inattendue possible pour l’Ukraine également. 

Dans le même temps, il ne faut pas tarder à passer à l’offensive notamment sur fond de flux grandissant d’armes et d’équipements modernes à Kiev. Les États-Unis et leurs alliés commencent à livrer des chars modernes à l’armée ukrainienne ainsi que des véhicules de transport, des moyens antiaériens, des lance-roquettes multiples (LRM) de plus grande portée, des munitions intelligentes et d’autres types d’armement. 

La direction politico-militaire russe a pris en compte les erreurs commises au début de l’opération militaire spéciale et utilisera au maximum l’expérience du conflit armé qui dure depuis presqu’un an. De nombreux analystes et experts militaires tentent de prédire l’évolution de la situation. Selon eux, les troupes russes s’activent sur plusieurs axes à la fois. Il y en aura probablement trois, conformément au nombre d’adjoints récemment nommés du nouveau chef de l’opération militaire spéciale, du chef d’état-major des armées Valeri Guerassimov. 

L’offensive sur plusieurs axes opérationnels empêche l’armée ukrainienne de renforcer la défense en projetant des unités d’autres parties du front. Les cibles des frappes sont également claires. Premièrement, c’est la zone centrale du front où un succès tactique se profile actuellement en atteignant prochainement les frontières des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL). Deuxièmement, c’est l’axe sud avec la libération de Nikolaïev et d’Odessa en atteignant la frontière de la Transnistrie. Et enfin, l’axe nord depuis la Biélorussie qui fait l’objet de débats. 

En effet, une frappe tranchante depuis le nord pourrait régler le problème de livraisons occidentales dans la zone des hostilités et organiser une sorte de « chaudron » gigantesque en privant de facto l’armée ukrainienne de munitions et de capacité de résistance. 

Le plus important dans l’analyse d’une éventuelle offensive depuis la Biélorussie est de savoir jusqu’où il est prévu d’avancer par le commandement politico-militaire russe – jusqu’à la frontière ukrainienne où plus à l’est, par exemple la rivière Zbroutch. 

La probabilité de la seconde option est appuyée dernièrement par des discussions, des fuites et des informations internes sur un partage imminent de l’Ukraine. Les politiques sensés comprennent que l’Ukraine n’a aucune chance de gagner, ne serait-ce que parce que la Russie disposant de l’arme nucléaire l’utiliserait en cas de menace pour son existence, ce qui entraînerait inévitablement une catastrophe mondiale. 

C’est pourquoi les États-Unis cherchent à infliger un préjudice maximal à la Russie tout en empêchant sa défaite militaire. D’où les livraisons dosées principalement d’armes défensives. 

En ce qui concerne un éventuel partage de l’Ukraine, c’est avant tout la Pologne qui le souhaite. La Hongrie et la Roumanie se souviendront également de « leurs » territoires dans la mesure du possible. Si l’armée russe n’atteint pas la frontière ukrainienne, les Polonais pourraient entrer sur leurs terres « anciennes ». Varsovie et Kiev ont élaboré suffisamment de fondements juridiques pour cela. 

Un conflit armé avec un pays de l’Otan n’est pas souhaitable pour la Russie. C’est peut-être la raison pour laquelle les États-Unis ont commencé à projeter activement des chars M1 Abrams et des véhicules de combat d’infanterie M2 Bradley en Pologne et en Lituanie. Selon les informations disponibles, plus de 1.200 véhicules blindés arrivent rien qu’au port de Vlissingen (Pays-Bas). Les États-Unis envoient en Europe le matériel blindé de la 1ère division de cavalerie du Fort Hood, Texas. Il s’agit de la deuxième projection majeure, près de 700 véhicules de combat sont arrivés en Pologne en décembre, notamment des chars. La 101ème division aéroportée américaine Aigles hurlants a été transférée en Roumanie. 

Le renforcement du groupement de l’Otan se déroule sous le slogan d’une « menace militaire russe ». Mais encore une fois, les politiques sensés comprennent que la Russie ne compte attaquer aucun pays de l’Alliance. C’est tout simplement impossible vu les forces et les moyens à disposition de Moscou. Mais il peut être utilisé à titre d’argument dans le partage de l’Ukraine en tant que réserve pour la présence polonaise dans sa partie occidentale. 

Premièrement, l’Occident participera ainsi au reformatage de l’Ukraine et légitimera indirectement un tel droit de la Russie. Deuxièmement, la partie récupérée par l’Occident n’avait et ne fera jamais partie de la sphère du monde russe. Troisièmement, un État tampon démilitarisé ne représentant pas une menace pour la sécurité de la Russie pourrait être créé sur ce territoire.

L’information obtenue à partir de sources ouvertes

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