Observatoire du journalisme : 10 sages recommandations pour utiliser les médias en ligne

0
468

Un très court article publié par l’Observatoire du journalisme le 1er Septembre 2022 sous le titre :

« 10 sages recommandations pour utiliser les médias en ligne ». Il va sans dire que ces médias en ligne peuvent être mainstream ou non…

À lire cet article, on comprend très vite la prudence, voire la défiance qu’il convient d’avoir envers les principaux outils qui permettent d’orienter l’information sur le net ou les réseaux sociaux tels que Google, Face Book, Twitter, Wikipédia… dont on notera avec intérêt qu’ils sont tous contrôlés par les anglosaxons.

S’agissant de Wikipédia, je cite l’Observatoire du Journalisme : « Très très grande prudence avec Wikipédia ». Wikipedia est fortement manipulé par des intérêts politiques et commerciaux. Ainsi, sur des recherches sur des sujets controversés, Wikipedia ne doit être utilisé qu’avec la plus grande prudence.

J’avais déjà noté cette manipulation sur certains sujets, notamment sur tout ce qui concerne la politique étrangère et particulièrement les problèmes du Proche-Orient et de l’Ukraine, ou sur les sujets impliquant Israël ou la diaspora néoconservatrice et mondialiste US, mais aussi sur certaines biographies qui peuvent passer du blanc au noir du jour au lendemain (Dieudonné, Loustaunau-Lacau…), en fonction du point de vue personnel de « CEUX » qui contrôlent le site et valident, ou non, les contributions des internautes.

Bonne information alternative, et à chacun de se forger son opinion. Dominique Delawarde

***

10 sages recommandations pour utiliser les médias en ligne

Que ceux qui utilisent les médias en ligne lèvent le doigt ? Tout le monde ? Sachez que 94% de vos recherches passent par Google ou un outil associé (YouTube, Maps, etc). Voici dix conseils glanés pour échapper à Google ou pour mieux utiliser les sources (Origine, SPR Media Navigator…). Certaines recommandations demandent un peu de savoir-faire technique, d’autres sont un peu osées, à chacun de faire son choix.

1. Utilisez un éventail de médias différents

Différents médias peuvent avoir des points de vue très différents sur un même sujet. Utilisez SPR Media Navigator, ou un autre du même genre, pour comparer les médias ayant des positions politiques et géopolitiques différentes. Sur les sujets importants, vérifiez vous-même les sources.

2. Accédez parfois et à titre exceptionnel au contenu médiatique payant

Les contenus médiatiques importants sont de plus en plus souvent placés derrière des paywalls (« verrou d’accès payant »). Pour les désactiver si nécessaire, utilisez l’extension « Bypass Paywalls » (disponible pour Chrome).

Conseil : soutenez le journalisme indépendant de haute qualité dans la mesure de vos moyens.

NB : vous pouvez soutenir l’Observatoire du journalisme (Ojim) ici.

3. Utilisez un bloqueur de publicité et de suivi

Pour éviter d’être suivi et profilé pendant la navigation, utilisez un bloqueur de publicité et de suivi sur tous les appareils. Ne le désactivez que sur les sites web que vous souhaitez soutenir en les laissant afficher des publicités.

Conseil : n’utilisez pas internet sans un bloqueur de publicité et de suivi. Pour désactiver les systèmes anti-blocage, utilisez une extension de bloqueur anti-blocage.

4. Utilisez des alternatives à la recherche Google

Les résultats de recherche et les suggestions de recherche de Google Search sont fortement manipulés. Par conséquent, remplacez Google Search par un moteur de recherche alternatif sur tous les appareils (y compris les mobiles).

Les moteurs de recherche qui utilisent leur propre index de recherche comprennent Microsoft Bing, le russe Yandex, le britannique Mojeek, l’américain Brave Search et le chinois Petal Search (Huawei). La plupart des autres moteurs de recherche – y compris DuckDuckGo et Qwant – s’appuient sur les résultats fournis par Microsoft Bing.

En outre, le métamoteur de recherche suisse eTools combine les résultats de Google, Bing, Yandex, Brave, Mojeek et d’autres fournisseurs, de manière transparente et configurable.

Mise à jour : en mars 2022, Google, Microsoft Bing et DuckDuckGo ont annoncé qu’ils supprimeraient ou déclasseraient plusieurs sites web « liés à la Russie » de leurs résultats de recherche.

5. Utilisez des alternatives à YouTube

La plateforme vidéo YouTube, propriété de Google, et sa fonction de recherche sont également fortement manipulées et censurées. Par conséquent, consultez également les plateformes vidéo indépendantes. Pour rechercher des vidéos « controversées » sur YouTube (si elles ne sont pas déjà supprimées), utilisez un moteur de recherche autre que YouTube et Google et ajoutez « site:youtube.com » à votre recherche.

Astuce SPR : pour contourner les restrictions d’âge de YouTube (souvent utilisées pour censurer les vidéos), différents outils sont proposés (en anglais) sur le site electronicshub.org. Pour télécharger des vidéos (à accès restreint), utilisez 9xbuddy.com.

6. Utilisez des alternatives à Facebook et Twitter

Facebook et Twitter sont fortement censurés et manipulés (tout comme le contenu qui vous est proposé sur leurs « timelines ») sur des questions politiques et géopolitiques. Par conséquent, envisagez des plateformes de médias sociaux indépendantes. Suivez aussi vos auteurs, chaînes et blogs préférés directement via RSS.

Conseil : pour éviter les limitations de Twitter, utilisez le logiciel libre Nitter. Sur YouTube, vous pouvez vous abonner à des chaînes directement via RSS (pas besoin de se connecter à YouTube).

7. Très, très grande prudence avec Wikipédia

Wikipédia est fortement manipulée par des groupes d’intérêts politiques et commerciaux. Ainsi, lors de recherches sur des « sujets controversés », Wikipédia ne doit être utilisée qu’avec la plus grande prudence.

Par exemple, vérifiez toujours les sources, l’historique et la page de discussion des articles de Wikipedia. Astuce SPR : pour voir qui a édité quoi sur Wikipédia, utilisez l’extension de navigateur WikiWho.

Voir aussi : Wikipédia est-il fiable ou orienté idéologiquement ?

8. Navigateur Web, courriel et accès à Internet

Évitez le navigateur Google Chrome, courant mais intrusif, et utilisez plutôt un navigateur indépendant qui ne vous suit pas lorsque vous utilisez l’internet et les médias en ligne.

Utilisez un VPN pour vous protéger de la censure et de la surveillance d’Internet. Utilisez également un fournisseur de messagerie respectueux de la vie privée au lieu de Gmail ou d’autres fournisseurs d’entreprise similaires.

9. Accédez aux livres et aux articles scientifiques

Pour accéder facilement aux livres en ligne, utilisez Library Genesis, ou Z‑Library, ou archive.org. Pour accéder à des articles scientifiques payants, utilisez Sci-Hub ou une extension de navigateur Sci-Hub.

Conseil : soutenez les auteurs indépendants dans la mesure de vos moyens.

10. Accédez au contenu web supprimé

Pour accéder facilement à des contenus web supprimés ou retirés, utilisez l’extension de navigateur Web Archives (existe pour Chrome et Firefox), qui permet d’accéder facilement à archive.org, archive.is et d’autres archives Web. Conseil SPR : pour localiser la source d’une image, utilisez la recherche inversée d’images TinEye.

source : Observatoire du journalisme

***

Un autre article de l’Observatoire du journalisme, très court, enfonce le clou sur Wikipédia sous le titre : Wikipedia est-il fiable ou orienté idéologiquement ?

En fait il apparaît que, comme les médias mainstream qui mélangent, en application d’une technique bien connue dans la guerre de l’information, 90% de vérités (Rubrique nécrologique, annonce des programmes de spectacles, météo du jour, évolution du coût des carburants, incendies…) pour mieux faire passer 10% d’information biaisée, voire de mensonges sur des sujets sensibles, Wikipedia applique les mêmes techniques. Il est donc totalement fiable sur la documentation botanique ou les règles du Jeu de Go, beaucoup moins sur la guerre en Syrie ou en Ukraine.

Tous les mots soulignés en orange dans l’article sont autant de références ou d’éléments de preuve qui viennent conforter la thèse défendue par le ou les auteurs.

***

Wikipédia est-il fiable ou orienté idéologiquement ?

Mise à jour au 23/02/2022 : l’actualité récente remet à la une Wikipédia, surnommée « Wokipédia » par de mauvaises langues, dans un contexte de guerre d’édition que se livrent partisans et opposants à Éric Zemmour sur sa biographie. Devinez lesquels ont été exclus ? L’occasion de remettre en avant un article d’août 2020 (ci-dessous) que nous avions consacré à l’encyclopédie, pas aussi libre qu’elle le prétend.

Première diffusion le 19 août 2020

Oui qui ? Wikipédia, le wiki presque quotidien… Quand le pain est-il apparu en Europe ? Le coronavirus touche-t-il les cockers ? Qui était Vasco de Gama ? Qu’est-ce que l’OJIM ? Si ce n’est chaque jour, les internautes utilisent Wikipédia au moins chaque semaine. Mais l’encyclopédie est-elle aussi « neutre » qu’elle le prétend ? Réponse dans un article repris de notre confrère L’Antipresse du 9 août 2020.

Faut-il bouder Wikipédia ?

Nous sommes très satisfaits de pouvoir puiser dans Wikipédia, l’encyclopédie ouverte en ligne, pour retrouver des informations de base sur une multitude de sujets et de personnes. Mais est-ce une source entièrement fiable et « neutre » ?

Le remarquable site d’enquête Swiss Policy Research propose une visite synthétique et bien documentée des coulisses de Wikipédia qui incite à la prudence, au moins sur certains sujets « chauds ». Je l’ai traduite ci-dessous avec l’autorisation des éditeurs.

En somme, on pourrait conclure que le projet Wikipédia est solidement arrimé à une vision du monde globaliste et, opérationnellement, aux services secrets britanniques. Le cas le plus éloquent ayant permis de révéler le « pot aux roses » a été l’« affaire Philip Cross », du nom de ce rédacteur (individuel ou en nom collectif) de Wikipédia qui s’en était pris en particulier à l’ex-diplomate, lanceur d’alerte et chercheur anti-impérialiste Craig Murray. Il vaut la peine de dérouler le fil « Philip Cross » à partir des liens ci-dessous. C’est même fascinant, comme exemple de guerre d’influence. On pourrait en tirer un roman de cybermanipulation.

À une échelle bien plus modeste, ma propre expérience – concernant ma page personnelle ou celle de personnes avec qui j’ai pu travailler – confirme qu’il est très facile de « charger » les informations dans un certain sens – et très difficile de les rectifier dans l’autre, les rédacteurs de Wikipédia étant arbitres ultimes et ne rendant de comptes à personne. Mais le sujet dépasse le cadre de cet article.

Tout ceci ne veut pas dire qu’il ne faille plus consulter Wikipédia pour sa documentation botanique ou les règles du jeu de go. Au contraire, la bonne fiabilité de la plateforme sur les sujets « neutres » crédibilise le parti pris sur certains enjeux stratégiques. Une opération d’intox réussie, on le sait, se compose de 90% d’informations valables pour un petit dixième de désinformation. Comme lorsqu’on marche sur un glacier, il suffit de savoir où se trouvent les crevasses.

En somme, rien d’exceptionnel là-dedans. Encyclopédies et dictionnaires sont toujours des reflets fidèles de l’idéologie et de la vision du monde de leurs auteurs. Le cas le plus spectaculaire – et succulent – étant celui du grand philologue Samuel Johnson, qui tout en compilant le premier dictionnaire de la langue anglaise (42 000 entrées !) s’employa à ferrailler à coups de définitions contre les personnes, les nations et les idées qu’il détestait. L’avantage du bon Samuel est qu’il le faisait ouvertement – jusqu’à cracher sur ses propres mécènes. Les rédacteurs de Wikipédia n’auraient jamais de telles impolitesses !

Wikipédia côté coulisses

(tiré de swprs.org)

La Wikipédia anglophone, avec ses 9 milliards de pages vues par mois dans le monde, est gérée par seulement 500 administrateurs actifs, dont la véritable identité reste souvent inconnue.

Des études ont montré que 80% du contenu de Wikipédia est écrit par 1% seulement de tous les rédacteurs. Il ne s’agit ici encore que de quelques centaines de personnes, pour la plupart inconnues.

Une structure aussi opaque et hiérarchisée est évidemment susceptible de corruption et de manipulation, les fameux « rédacteurs payés » engagés par les entreprises n’en étant qu’un exemple.

En effet, dès 2007, des chercheurs ont découvert que des employés de la CIA et du FBI modifiaient des articles de Wikipédia sur des sujets controversés, notamment la guerre en Irak et la prison militaire de Guantanamo.

Toujours en 2007, des chercheurs ont découvert que l’un des administrateurs anglais de Wikipédia les plus actifs et les plus influents, appelé(e) « Slim Virgin », était en fait un ancien informateur des services de renseignement britanniques.

Plus récemment, un autre rédacteur très prolifique de Wikipédia, du nom de « Philip Cross », s’est avéré lié aux services de renseignement britanniques, ainsi que plusieurs journalistes de grands médias.

En Allemagne, l’un des rédacteurs de Wikipédia les plus agressifs a été démasqué, après une bataille juridique de deux ans, en tant qu’agent politique ayant servi dans l’armée israélienne en tant que volontaire étranger.

En Suisse même, des employés du gouvernement non identifiés ont été pris la main dans le sac en train de « nettoyer » des entrées Wikipédia sur les services secrets suisses juste avant un référendum public sur l’agence.

Nombre de ces Wikipédia personæ rédigent des articles pratiquement à temps plein, chaque jour, ce qui indique qu’elles sont soit des personnes très dévouées, soit des professionnels.

En outre, les articles édités par ces personæ ne peuvent être aisément révisés, puisque les administrateurs susmentionnés peuvent toujours annuler les modifications ou simplement bloquer les utilisateurs en désaccord.

Le but premier de ces campagnes secrètes semble être de légitimer les positions des gouvernements occidentaux et israélien tout en compromettant la réputation des journalistes et des hommes politiques indépendants. Les articles les plus touchés par ce type de manipulation touchent à des sujets politiques, géopolitiques, à certains sujets historiques ainsi qu’à des biographies d’universitaires, de journalistes et de politiciens hors système.

Sans surprise, le fondateur de Wikipédia, Jimmy Wales, ami de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et « young leader » du forum de Davos, a défendu ces opérations à plusieurs reprises.

En parlant de Davos, la fondation Wikimedia a elle-même amassé une fortune de plus de 160 millions de dollars, donnés en grande partie non pas par des étudiants faméliques, mais par des corporations américaines de premier plan et des fondations influentes.

L’actuelle PDG de Wikipédia, Katherine Maher, a travaillé au Conseil américain des relations étrangères (CFR) ainsi qu’à un sous-groupe de la National Endowment for Democracy (NED).

Les médias sociaux et les plateformes vidéo américaines se réfèrent de plus en plus à Wikipédia pour recadrer ou réfuter les sujets « controversés ». Les faits évoqués ci-dessus peuvent aider à comprendre pourquoi.

Edward Snowden, le lanceur d’alerte de la NSA, avait révélé comment des agents d’influence manipulent les débats en ligne ; plus récemment, un cadre supérieur de Twitter s’est avéré un officier « psyops » de l’armée britannique.

Pour ajouter au moins un certain degré de transparence, des chercheurs allemands ont mis au point un outil de navigation gratuit appelé WikiWho qui permet de repérer par un codage coloré qui a modifié quoi sur Wikipédia. Dans de nombreux cas, le résultat paraît aussi troublant qu’on se l’imaginait.

Dominique Delawarde

ANNONCE

La Nouvelle Méthode Pour Constituer Votre Patrimoine Anti-Crise Sans Subir l'Inflation

Ce que vous allez découvrir :

Oui, Je Veux De Multiples Solutions Haut Rendement De 5 à 30% par mois !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici