Un journaliste affirme que le président aurait accepté d’appuyer la demande de la Slovaquie et de la République tchèque de «faire sauter» les quotas européens de migrants en échange de leur soutien sur la réforme de la directive du travail détaché.

Sur le plateau de la chaîne France 24 le 28 octobre, le rédacteur en chef du magazine Alternatives Economiques Guillaume Duval a livré son analyse sur l’accord trouvé par les ministres du Travail de l’UEsur la réforme de la directive du travail détaché.

Selon lui, si la Slovaquie et la République tchèque se sont finalement alignées sur la position de la France sur le dossier – à savoir une durée du détachement de 12 mois maximum – c’est parce qu’Emmanuel Macron leur aurait offert des garanties sur un autre sujet qui leur tient à cœur.

«Cela ne fait pas partie de l’accord officiel, mais il semblerait qu’Emmanuel Macron ait promis à ces pays-là qu’il appuierait leurs demandes de faire sauter les quotas de réfugiés en contrepartie», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il était intéressant de savoir «quel prix la France a payé» pour obtenir le soutien de Prague et de Bratislava.

La Slovaquie tout comme la République tchèque, qui ont donc rejoint la position de la France sur la réforme de la directive du travail détaché, font en effet partie des pays qui avaient voté contre les quotas d’accueil obligatoires de migrants, mais qui avaient été mis en minorité par les autres pays européens. Face à leur refus de se conformer aux directives de l’UE, la Commission européenne a déclenché en juin une procédures d’infraction contre plusieurs pays, dont la République Tchèque.

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