Le 27 mars, 14 Etats représentant 43% de la population ont voté contre la réautorisation du MON810, alors que seulement 8 Etats représentant 34% de la population ont voté pour. Sachant que Londres faisait partie des partisans tout en étant sur le point de partir, l’autorisation du MON810 ne devrait avoir aucune chance… Sauf dans cette construction institutionnelle monstrueuse qu’est l’UE.

L’UE, toujours fan des OGM et de Monsanto…
Les dirigeants des institutions de l’UE mériteraient de ne manger que des produits issus des OGM tant ils ne cessent de faciliter la vie de Monsanto et consorts, ce que je rapporte sur le blog depuis près de 10 ans. Dans les procédures kafkaïennes de l’UE, il faut désormais une majorité qualifiée pour prendre une décision sur la question (55% des Etats représentant 65% de la population), sinon, c’est la commission européenne qui choisit. En clair, une simple majorité des Etats ne réunissant que 64% de la population de l’UE ne peut pas décider de son sort dans cette construction profondément technocratique et anti-démocratique, dont les méandres favorisent toujours le pouvoir de la technostructure.

Le cas actuel est d’autant plus ubuesque que le Brexit a été lancé, que les députés britanniques ne vont plus siéger, et que Londres ne participera plus aux sommets européens. Ici, si on exclut le vote britannique, c’est 43% de la population qui a voté contre et 22% qui a voté pour, mais cela ne suffit pas pour trancher : il faudra s’en remettre au jugement de cette commission si ouverte aux intérêts du monde des affaires, comme l’avait si bien décrit « Circus Politicus  ». Une conclusion à tirer : agir, encore et toujours, signer les pétitions et surtout, informer nos concitoyens sur ces questions ! Et sur le fond, n’est-il pas clair aujourd’hui qu’il vaut bien mieux pouvoir prendre ces décisions à l’échelle nationale ?

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