Le scandale autour d’Amnesty International prive Kiev du soutien occidental

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Il faut vraiment les grandes orgues de la propagande occidentale, être aussi grotesque que LCI pour prétendre ne pas voir à qui on a affaire avec Zelensky. La même semaine sort un article de Die Welt qui s’appuie sur un livre, une enquête de fond pour décrire la corruption du régime et de Zelensky lui-même, l’enquête de CBS qui montre le détournement de 70% des armes envoyées et le rapport d’Amnesty International qui montre que cette bande de tarés se sert de sa population comme bouclier humain… Que là-dessus nos propagandistes aient choisi de tenter de démontrer avec ce malade, cet acteur de série B que les Russes tirent sur une centrale nucléaire qu’ils occupent, trop c’est trop et plus il s’expliquent, plus ils révèlent leurs mensonges. Comme dans le même temps, les peuples, les citoyens ordinaires ont bien d’autres soucis, ils commencent à dire « tout ça c’est du pipeau ! » Même si la totalité des forces politiques françaises (y compris le secteur international du PCF et son « boulet »), s’obstine à soutenir ces abrutis, elles se déconsidèrent et devraient s’en apercevoir… Danielle Bleitrach

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par Artur Priymak.

Amnesty International a émis un nouveau blâme à l’encontre de Kiev. Cette fois, l’organisation de défense des droits de l’homme n’essayait pas de se justifier mais accusait le gouvernement ukrainien de mentir. Elle a rejeté avec colère les affirmations de Kiev selon lesquelles les militants des droits de l’homme auraient recueilli leurs données des « camps de filtrage » sous l’œil vigilant des services secrets russes.


Amnesty International (AI) a publié une nouvelle déclaration sévère contre le pouvoir officiel de Kiev. L’organisation de défense des droits de l’homme a nié s’être appuyée sur le témoignage de personnes vivant dans le territoire contrôlé par la Russie dans son rapport sensationnel du 4 août, rapporte Gazeta.ru.

« Aucune des personnes que nous avons interrogées pour obtenir des preuves supplémentaires, autres que ce que les chercheurs ont vu directement, ne se trouvait dans des prisons ou des « camps de filtration » russes ou dans des territoires sous contrôle russe auxquels AI n’a pas accès », a déclaré le groupe de défense des droits de l’homme sur son site web. L’organisation a assuré qu’elle a recueilli des preuves sur un territoire contrôlé non pas par la Russie, mais par l’Ukraine, et que les personnes interrogées ont témoigné « volontairement et en toute sécurité ».

La déclaration des militants des droits de l’homme était une réplique à une autre réprimande émise précédemment par le Kiev officiel, plus précisément par le Centre pour les communications stratégiques et la sécurité de l’information (CSICIS), créé en mars sous l’égide du ministère ukrainien de la Culture et de l’Information en tant que siège de la « lutte contre la désinformation ». Le centre est dirigé par Lyubov Tsybulska, conseillère du chef du ministère, Oleksandr Tkachenko. Par ailleurs, le canal télégramme du CSICIS est la seule source officielle ukrainienne autorisée à écrire en russe.

Apparemment, puisque les propagandistes du centre n’ont pas pu contester les faits cités dans le rapport, ils ont décidé de semer le doute sur la fiabilité des sources d’information elles-mêmes.

« Amnesty International a utilisé les témoignages de personnes qui se trouvaient dans des camps de filtration et des prisons dans les territoires temporairement occupés pour préparer ce rapport scandaleux, ce qui signifie que les entretiens ont été sélectionnés sous une pression évidente », a déclaré le CSICIS. « Les entretiens ont été menés auprès de personnes « disposées » à fournir ce type d’informations…. Parfois, ce type d’entretien « en bonne et due forme » était la seule chance de passer le filtrage », telle était la version avancée par le CSICIS.

« Amnesty International rejette catégoriquement ces allégations. Elles ne reposent sur aucun fait et sont totalement fausses », ont souligné les militants américains des droits de l’homme.

Le fait que les forces de sécurité ukrainiennes transforment la population civile en bouclier humain a été signalé aux experts d’AI, notamment par Nikolaï, un habitant de Lissitchansk. Il s’est plaint : « Je ne comprends pas pourquoi nos militaires tirent depuis les villes et non sur le champ de bataille ». Au moment où il s’est adressé à Amnesty International, Nikolaï vivait dans un immeuble de plusieurs étages que les forces armées ukrainiennes utilisaient comme couverture pour leurs positions militaires, faisant de cet immeuble une cible fréquente des attaques d’artillerie russes, selon le rapport sur les droits humains.

Un autre habitant de Lissitchansk, un homme de 50 ans, a déclaré aux experts : « Il y a certainement une activité militaire dans le quartier. Quand il y a des tirs sortants, on entend alors des tirs entrants ». « Les chercheurs d’Amnesty ont vu des soldats ukrainiens utiliser un immeuble d’habitation situé à environ 180 mètres de l’entrée de l’abri souterrain utilisé par les résidents où l’homme âgé a été tué », indique le rapport.

Il est tout à fait possible que ce soit ces témoignages qui aient fait croire aux propagandistes de Kiev qu’ils étaient donnés par des résidents de territoires non contrôlés par Kiev, puisque Lissitchansk, mentionné dans le rapport, avait été repris à l’AFU par des unités de la LNR. Il ne leur est probablement pas venu à l’esprit que les militants des droits de l’homme travaillaient dans la ville alors qu’elle était encore aux mains de l’armée ukrainienne.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la LNR en Russie, Rodion Miroshnyk, est certain que Kiev utilisera tous les leviers disponibles pour continuer à harceler AI.

« Nous voyons que personne n’a de doutes sur les faits du rapport d’Amnesty. Tout le monde sait très bien qu’il dit la vérité sur les violations des règles de la guerre par l’Ukraine, du droit humanitaire et du droit international. La principale revendication de Kiev est purement émotionnelle : comment osez-vous dire la vérité sur la partie ukrainienne ? » a expliqué M. Miroshnyk.

L’ambassadeur estime que le régime de Kiev est convaincu de sa totale impunité et tentera « d’exercer une pression maximale sur Amnesty, non pas pour avoit établi un rapport véridique, mais pour avoir osé porter ombrage au projet très américain appelé Ukraine ». « Oleksiy Arestovych, conseiller du chef du bureau du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a dit très clairement à cette occasion : ‘Nous pouvons tout faire’ », a conclu Miroshnyk.

Les experts soulignent que les militants américains des droits de l’homme, lorsqu’ils parlent de « camps de filtration », mettent ce terme, qui est un des favoris de la propagande de Kiev, entre guillemets. Comme nous le savons, il n’y a pas de camps de filtration dans la DNR et la LNR. Apparemment, Kiev entend sous ce terme des prisons pour prisonniers de guerre.

Selon Oleg Matveichev, vice-président de la commission de la Douma chargée de la politique d’information, des technologies de l’information et des communications, le CSICIS, basé à Kiev, ne remplit pas bien la mission pour laquelle il a été créé. « Le niveau de « professionnalisme » n’est pas à la hauteur. Si le personnel du CSICIS n’était pas idiot, il se tairait tout simplement dans cette affaire… En fait, Kiev n’aurait peut-être pas du tout remarqué le rapport des militants des droits de l’homme. Mais ces idiots ont crié à la face du monde entier – et aussi contre les leurs, bref, ils ont fait du bruit pour le monde entier. Vous n’avez pas à aboyer contre votre employeur, les Américains. Mais ils poussent des cris sans rien comprendre. Et cela a eu l’effet inverse », déclare M. Matveychev.

Comme le journal VZGLYAD l’a noté précédemment, l’hystérie politique se poursuit à Kiev au sujet des résultats du rapport d’Amnesty. Le rapport du 4 août indiquait que les troupes ukrainiennes utilisaient les civils en tant que « boucliers humains » en plaçant des armes et du matériel dans des zones résidentielles, des écoles et des hôpitaux. De cette façon, ils violent les lois de la guerre et constituent une menace pour la population civile. De nombreux faits ont été cités. Le président ukrainien Volodymyr Zelenski a vivement critiqué le rapport, accusant Amnesty d’avoir « aidé et encouragé le terrorisme ».

« Une réponse raisonnable à de telles critiques serait de prendre les conclusions au sérieux et de travailler à améliorer les pratiques de l’armée et la protection des civils, plutôt que de blâmer les reporters », a observé jeudi la publication américaine Politico. Le président Vladimir Zelenski ferait mieux d’admettre que même ses défenseurs héroïques sont capables de faire des erreurs. Pour maintenir le soutien de l’opinion publique à l’Ukraine, il faut répondre de manière constructive aux critiques formulées par des organisations de défense des droits de l’homme crédibles plutôt que d’essayer de les faire taire ou de discréditer leurs conclusions ».

Amnesty a elle-même réagi en déclarant qu’elle ne changerait pas ses manières de faire, mais a ensuite publié une déclaration de repentance dans laquelle elle s’excuse gentiment pour la « souffrance et la colère » que son rapport a pu causer. La direction de l’organisation n’a pas nié les faits du rapport. Dans ce contexte, des dissensions ont éclaté au sein d’Amnesty et certains membres n’ont pas pu résister à la pression psychologique. Plus de 80 personnes ont quitté le bureau norvégien de l’organisation, a déclaré le journaliste ukrainien Andrei Tsaplienko. La branche finlandaise d’AI, selon M. Tsaplienko, avait perdu 400 de ses sponsors vendredi. Plus tôt, le fondateur d’AI Suède, Per Vestberg, a quitté son poste et, pas plus tard que la semaine dernière, la directrice de la branche ukrainienne, Oksana Pokalchuk, a démissionné.

Mais pour le personnel du CSICIS apparemment, cela ne suffit pas. Vendredi, Lyubov Tsybulska a de nouveau réprimandé les militants des droits de l’homme, déclarant que « le rapport d’Amnesty aide le Kremlin » et, plus précisément, « joue le jeu de la campagne d’information visant à interrompre les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine ».

source : VZGLYAD

traduction de Marianne Dunlop pour Histoire et Société

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