Le Midi Libre rectifie un article qui s’inquiétait des risques du vaccin anti-covid

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Le Midi Libre a publié le 25 juin un article relativement honnête consignant différentes études qui montraient une augmentation des problèmes cardiovasculaires chez les jeunes vaccinés. Las, probablement soumis à quelques pressions, le journal a bien malheureusement rectifié son article en s’inspirant de et en citant l’AFP factuel, organisme de diffusion de la vérité officielle, autrement appelé « vérificateur de faits ». C’était sans compter sur notre vigilance !

 

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Pfizer, Moderna, Astra Zeneca : les vaccins anti-Covid augmenteraient les risques cardiovasculaires chez les jeunes

Vaccins anti-Covid : de récentes études sur les risques cardiovasculaires chez les plus jeunes font polémique

Les vaccins anti-Covid Moderna, Pfizer et Astra Zeneca auraient tous des effets néfastes sur la santé cardiovasculaire. C’est ce qu’il ressort de plusieurs études publiées dans de prestigieuses revues scientifiques anglo-saxonnes entre avril et juin 2022. Le point sur ce qu’elles soulignent.

Toutes soulignent l’intérêt des vaccins, mais pointent aussi ses effets potentiellement néfastes pour la santé cardiovasculaire des patients. Et notamment des plus jeunes.

Risque accru de myocardite ou de péricardite

Une étude menée par The Lancet, souligne le 11 juin dernier « un risque accru de myocardite ou de péricardite chez les hommes âgés de 18 à 25 ans après une deuxième dose du vaccin » Moderna et Pfizer. La prestigieuse revue britannique souligne cependant, que « cette incidence était rare » : 411 myocardites ou péricardite ayant été détectées sur les plus de 15 000 000 personnes âgées entre 18 et 64 ans observées par les scientifiques.

The Lancet souligne d’ailleurs que « les résultats de l’étude, ainsi que la balance bénéfices-risques, continuent de soutenir la vaccination à l’aide de l’un ou l’autre des deux vaccins à ARN messager ».

Plus d’arrêts cardiaques pendant les périodes de vaccination

Le 28 avril, Scientific Reports, une des plus importantes revues en libre accès de la planète, soulignait quant à elle une augmentation « de plus de 25 % du nombre d’appels chez les 16-39 ans » pour des arrêts cardiaques ou des syndromes coronariens aigus « pendant le déploiement de la vaccination anti Covid en Israël ».

La revue souligne également que les mêmes constats ont été faits en Allemagne et en Écosse pendant la période de vaccination, et qu’en revanche, aucun lien n’a été établi entre ces problèmes cardiovasculaires et les infections au Covid.

Astra Zeneca aussi visé

Si ces deux premières études pointent du doigt les vaccins à ARN messager, une autre analyse publiée le 14 juin dans Jama, la revue de l’association américaine de médecine, souligne « une augmentation du nombre de contacts hospitaliers pour cause de troubles de la coagulation et de maladies cérébrovasculaires, notamment pour thrombocytopénie et thrombose veineuse cérébrale », après la vaccination par Moderna, Pfizer et surtout Astra Zeneca.

Les effets des vaccins anti-Covid Moderna, Pfizer et Astra Zeneca sur la santé cardiovasculaire ont fait l’objet de nouvelles publications scientifiques ces deux derniers mois. Pour autant, certaines de leurs conclusions ne font pas l’unanimité dans la communauté scientifique.
Note de la rédaction : en raison d’informations imprécises et incomplètes, cet article a été modifié ce lundi 27 juin 2022.

Les études sur les vaccins anti-Covid se multiplient depuis leur utilisation à grande échelle à travers le monde, mais elles se contredisent parfois. The Lancet, Scientific Reports et Jama, trois revues anglo-saxonnes, s’intéressent ainsi aux effets secondaires des vaccins sur la santé cardiovasculaire des patients. Et notamment des plus jeunes.

Risque accru de myocardite ou de péricardite ?

Une étude menée par The Lancet souligne le 11 juin dernier « un risque accru de myocardite ou de péricardite chez les hommes âgés de 18 à 25 ans après une deuxième dose du vaccin » Moderna et Pfizer. La prestigieuse revue britannique souligne cependant, que « cette incidence est rare » : 411 myocardites ou péricardite ayant été détectées sur les plus de 15 000 000 de personnes âgées entre 18 et 64 ans.

Comme le précise AFP Factuel, « les myocardites, des inflammations du muscle cardiaque, et les péricardites, des inflammations de la membrane qui entoure le cœur, sont causées, la plupart du temps, par une infection virale (comme le Covid-19) et surviennent plutôt chez des hommes jeunes ».

S’appuyant sur des informations publiées sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), AFP Factuel précise que « dans la majorité des cas, l’état de santé des patients s’améliore de lui-même ou à l’aide d’un traitement ».

The Lancet souligne également que « les résultats de l’étude, ainsi que la balance bénéfices-risques, continuent de soutenir la vaccination à l’aide de l’un ou l’autre des deux vaccins à ARN messager ».

Plus d’arrêts cardiaques pendant les périodes de vaccination ?

Le 28 avril, Scientific Reports, une des plus importantes revues en libre accès de la planète, soulignait quant à elle une augmentation « de plus de 25 % du nombre d’appels chez les 16-39 ans » pour des arrêts cardiaques ou des syndromes coronariens aigus « pendant le déploiement de la vaccination anti Covid en Israël ».

La revue souligne également que les mêmes constats ont été faits en Allemagne et en Écosse pendant la période de vaccination, et qu’en revanche, aucun lien n’a été établi entre ces problèmes cardiovasculaires et les infections au Covid.

Après sa sortie, cette étude a été critiquée par une partie de la communauté scientifique, lui reprochant de ne pas « respecter les normes suffisantes de rigueur scientifique » et pointant « des graves faiblesses méthodologiques ».

Le retrait de cet article a par ailleurs été évoqué et une note a été ajoutée par ses auteurs le 5 mai : « Les lecteurs sont avertis que les conclusions de cet article font l’objet de critiques qui sont actuellement examinées par les rédacteurs. Une réponse de la rédaction suivra dès que toutes les parties auront eu l’occasion de répondre de manière complète. »

Astra Zeneca aussi visé

Si ces deux premières études pointent du doigt les vaccins à ARN messager, une autre analyse publiée le 14 juin dans Jama, la revue de l’association américaine de médecine, souligne « une augmentation du nombre de contacts hospitaliers pour cause de troubles de la coagulation et de maladies cérébrovasculaires, notamment pour thrombocytopénie et thrombose veineuse cérébrale » après la vaccination par Astra Zeneca.

Des raisons qui ont poussé la France à user du « principe de précaution » le 15 mars 2021 en suspendant l’utilisation du vaccin.

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