Le Dr Gourvenec dénonce un “délire collectif” entretenu par la “peur” et “l’absurdité”

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Le psychiatre Thierry Gourvenec se penche dans une tribune publiée par FranceSoir sur l’hypothèse d’un “délire collectif” dans les réactions gouvernementales ou populaires à la crise du Coronavirus. Extraits ci-dessous ou lire l’intégralité de l’article ici.

Vous pouvez également visionner l’interview vidéo du Dr. Gourvenec en fin de page.

“Quand, à l’échelle de la planète, on observe les décisions politiques prises en phase aiguë de pandémie de covid-19 et celles imposées dans ses suites actuelles, et qu’on les met en perspective, aussitôt une chose saute aux yeux : leur incohérence.”


“D’une ampleur telle que même favorable aux gouvernements au pouvoir il devient difficile, soumis à l’épreuve du constat de tant d’incohérences, de ne pas être envahi par la perplexité.”

“En France au printemps, en phase d’expansion de la pandémie, les tests et les masques étaient jugés inutiles, voire, pour ces derniers, nuisibles, […]. Par contre en été alors que la pandémie est terminée, le masque, aux mailles tissulaires de taille bien supérieure à celle du virus, n’est plus inefficace et inutile, mais devient au contraire et paradoxalement indispensable et obligatoire, y compris parfois en extérieur” […]

“Les tests sont pratiqués en nombre croissant alors qu’ils sont désormais parfaitement inutiles (d’autant que le test PCR ne distingue pas les virus morts des virus vivants), et les résultats positifs qui ne sont même pas des malades sont égrainés comme l’étaient les morts pendant la phase aiguë, réactivant la peur déstructurante. Tout cela est absurde. Incohérent. 

“Des décisions tellement absurdes et incohérentes qu’issues de ministres, forcément non-dénués d’intelligence, elles forcent aux questionnements les plus divers. Pour certains observateurs de plus en plus nombreux une réponse s’impose : il y a forcément anguille sous roche, autrement dit un complot inavouable contre les peuples, provenant de l’industrie pharmaceutique ou d’autres horizons. Tandis que pour d’autres, n’excluant pas forcément certains aspects de la précédente hypothèse, cette affaire traduit en priorité un phénomène rare mais néanmoins bien réel : un délire collectif. Au sens véritablement pathologique du terme.”

“Pour qu’un délire collectif se déclenche il faut des conditions particulières. Tout d’abord l’existence d’une angoisse persistante ou d’une peur intense confinant à la panique est indispensable. Ce fut le cas ici au su de ce qui se passait à Wuhan : laboratoire P4, confinement généralisé immédiat, construction de deux hôpitaux dont le premier de 1000 lits en 10 jours…” […]

“Mais cette angoisse doit détenir des caractéristiques particulières pour acquérir la capacité de faire délirer un nombre important de membres d’une collectivité. Être associée à un très intense sentiment partagé de culpabilité par exemple […], ou encore renvoyer à des peurs archaïques […], ou à des paniques très récentes concernant précisément des épidémies à coronavirus.” […]

“Une fois que le germe du délire a imperceptiblement envahi une part significative d’un groupe – dans le cas présent des dirigeants politiques et des responsables de média, puis les journalistes – il va acquérir rapidement la capacité de contaminer une proportion toujours plus grande de personnes. Le délire fait tâche d’huile.” […]

“Les modalités du délire sont telles qu’individuellement les gens happés par celui-ci ne présentent pas de troubles psychologiques particuliers dans leurs relations sociales tant que ne sont pas évoqués de manière précise le ou les thèmes délirants. Mais ceux-ci sont tellement prégnants dans le nouveau quotidien qu’ils en deviennent obsédants.” […]

“Une fois le délire installé, sa critique par les personnes happées par celui-ci s’avère impossible. Les appels à la Raison de tiers extérieurs au groupe délirant sont inopérants. Et cela d’autant plus que les interlocuteurs délirants ont un bagage intellectuel conséquent. Non seulement parce qu’il est toujours malaisé de reconnaitre des erreurs de jugement, mais aussi, et surtout, parce qu’à ces personnes ayant une haute opinion d’elles-mêmes, il leur est absolument impossible d’admettre l’existence d’un processus pathologique qu’ils subiraient…” […]

“Seule la part de la population moins investie dans la compétition intellectuelle ou à l’esprit critique affûté, se trouve avoir un accès plus aisé au bon sens tellement heurté par les incohérences et autres absurdités. Celle-ci se trouvera donc plus facilement réceptive aux appels à la raison. Tandis que l’élite ne sera sensible qu’aux rapports de force politiques ou scientifiques.”

“Dans le délire collectif en cours aujourd’hui la thématique délirante repose sur l’extrême dangerosité du virus. Dès le départ, en raison de la gestion chinoise très particulière et très anxiogène du début d’épidémie, cette dangerosité a semblé majeure, et cette conviction malgré de nombreux démentis est devenue inébranlable, contaminant des cercles toujours plus grands de population.” […]

Lire l’intégralité de l’article :
– FranceSoir.fr : Le délire collectif de la covid-19

À voir également, interview du Dr.Gourvenec par “Le Media” :

 

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