L’intelligence artificielle ne prépare pas l’avenir : elle le remplace. Bill Gates affirme sans détour que dans dix ans, les humains ne seront plus nécessaires pour la majorité des fonctions intellectuelles. Médecins, enseignants, experts : tous remplacés par des IA capables de diagnostiquer, d’enseigner et de décider à leur place, sans pause, sans émotion, sans limite. Cette mutation n’est pas un progrès, c’est une mutation radicale de la civilisation.
Ce qui était rare – le savoir, l’expertise, la pédagogie – devient une marchandise distribuée gratuitement par des systèmes centralisés. L’intelligence gratuite devient l’outil parfait pour imposer une nouvelle dépendance mondiale. Derrière cette générosité apparente se cache une concentration absolue du pouvoir cognitif, détenu par une poignée d’acteurs technologiques capables de réguler la pensée humaine à travers des algorithmes opaques.
La disparition des métiers intellectuels marque la fin d’un monde fondé sur la transmission, l’expérience et le lien humain. L’éducation devient une interface. La médecine, un code. L’histoire, un fichier calibré. Tout est normalisé, optimisé, réduit à une donnée exploitable. Cette société post-humaine que Gates décrit avec optimisme est une société de gestion automatisée, où la souveraineté disparaît au profit d’une gouvernance algorithmique.
Ce bouleversement n’est ni théorique ni lointain : il est en cours. Chaque outil d’IA qui promet de faciliter la vie prépare aussi l’effacement progressif du rôle humain dans les processus décisifs. Ce n’est pas un accompagnement, c’est une substitution. Et cette substitution est irréversible si elle n’est pas comprise et combattue à temps.
Regardez bien ce direct avec Mike Borowski sur Géopolitique Profonde : elle pourrait bien être l’un des derniers avertissements avant la grande déconnexion humaine.