À ma génération : ce qui suit, chacun peut s’y reconnaître en partie ou intégralement. Je cherche avant tout à susciter une réaction face à une inquiétude décrite ici-bas.

Je fais suite à mon premier article « Les médias de masse, dans le déni ou combat ? », pour lequel les retours que j’en ai eu, qu’ils aient été positifs ou non, faisaient ressortir un sentiment commun : « ça changera quoi », « on y peut rien », ou encore « c’est comme ça » etc…

La question de ce nouvel article est donc d’actualité : n’y a t-il pas en ma génération (18-35 ans) quelque chose d’amorphe ?

Il serait important de comprendre ce qui génère cette résignation en nous, contribuant à ce que rien ne change.

La raison peut-être est que c’est une façade, une façade nihiliste cachant une peur, couplée à une vie qui nous écrase ! Épuisant notre énergie.

Le cynisme de notre génération YZ ainsi que son j’en-foutisme et que son nihilisme politique seraient, je pense, dus à un complexe d’infériorité, à la fainéantise et même à la peur.

Car oui, au fond on a peur que tout s’effondre : nos habitudes et nous-mêmes à travers les yeux d’autrui (sous l’effet de la honte par exemple). De plus, pour certains, la vie les ayant déjà brisés, pourquoi donc retourneraient-il au charbon à ce moment là ? D’autres qui attendent que le monde s’effondre y voient une excuse dans laquelle se réfugier. Enfin, il y a ceux à qui le système convient.

Au regard de l’Histoire nous pourrions éprouver de la honte. Nous faisons peine à voir, à nous laisser régir par cette espèce de prostitution, où l’on accepte de se faire mépriser, si en échange on peut obtenir un peu de paraître, de luxure et de vanité.

Le « meilleur des mondes » d’Aldous Huxley n’était donc pas le fruit de son imagination ? Serions-nous tous Pinocchio dans le pays des jouets ?

Alors c’est fini… Nous ne pouvons plus rien, nous sommes coincés dans une matrice néo-libérale dont on ne peut plus sortir et où il n’y a pas d’alternative ?

Il est vrai que nous avons tant à perdre : RSA, SMIC, bourse étudiante, défiscalisation, promotion, nos soldes !

Cela est donc le prix de notre agonie des prochaines années. Car nous continuerons à ne rien attendre et cela tombe bien car c’est ce qui est à prévoir quand le citoyen ne va pas dans la rue dire ce qu’il pense. Cela vaudra bien nos maquillages de mensonges, nous le paierons et malheureusement certains d’entre nous le payent déjà…Les attentats ne nous réveillant même pas !

Ce soir, j’hésite : VR, Netflix, Minecraft… ? J’aime cette liberté d’avoir le choix.

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. » -Thomas Jefferson.

À l’oeil mais si amicalement pour Kriss de Minute papillon  :

« Je peux peut-être pas déplacer une montagne tout seul mais si je commence à enlever les premiers cailloux, il y a peut-être du monde qui va m’aider… ».

Les secrets de la monnaie

Gérard Foucher - YVES MICHEL - Broché: 312 pages

18,00 EUR

3 commentaires

  • La jeunesse abattue de mauvaises nouvelles, jeux vidéo, porno, matraquage par les experts, prédictions d'apocalipsme si on sort du mondialisme, esclave de ses pulsions-frustrations, désespérée d'alternances entre blanc bonnet et bonnets rouges.... C'est dans le livre aurore rouge de 1981 je crois !
  • "La propagande totalitaire n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus. Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants."George Orwell